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16/02/2017 01:59 EST | Actualisé 16/02/2017 01:59 EST

Le BST suggère de réduire la vitesse des trains de marchandises dangereuses

Le Huffington Post Québec

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) recommande au gouvernement fédéral de réévaluer les limites de vitesse pour les convois ferroviaires qui transportent des marchandises dangereuses au pays.

Le BST fait cette recommandation à l'issue de son enquête sur le déraillement d'un train de marchandises du Canadien National dans le nord de l'Ontario, en février 2015. L'accident avait provoqué le déversement de 1,7 million de litres de pétrole brut dans l'environnement et causé un gigantesque incendie qui avait brûlé pendant cinq jours. Personne n'avait été blessé dans le déraillement.

Le BST a conclu que l'accident près de Gogama avait été causé par une rupture d'éclisses, ces pièces métalliques qui lient deux rails consécutifs d'une voie ferrée. La vitesse du train n'a pas directement causé la défaillance des éclisses. Par contre, le BST conclut que la vitesse du convoi a directement influé sur la gravité des dommages causés aux wagons-citernes lors de l'accident.

Or, le convoi roulait un peu moins vite que la limite permise par Transports Canada.

Le BST conclut que même si on fabrique aujourd'hui des wagons-citernes plus robustes, les wagons actuels demeureront en service durant des années. En attendant, il faut donc atténuer les facteurs - comme la vitesse - qui contribuent aux déraillements eux-mêmes et à leur gravité par la suite.

Transports Canada permet actuellement aux convois de marchandises de rouler jusqu'à 80 km/h, mais les trains doivent ralentir à 64 km/h lorsqu'ils transportent des marchandises dangereuses dans des zones densément peuplées.

Le BST conclut par ailleurs que les défauts d'éclisses qui ont provoqué le déraillement en Ontario auraient dû être détectés plus tôt par le superviseur adjoint de la voie, s'il avait bénéficié "d'une formation, d'un encadrement et d'un soutien suffisants".