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16/02/2017 04:54 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Syrie: L'ONU espère livrer de l'aide avant les négociations de Genève

L'ONU espère pouvoir livrer de l'aide dans plusieurs villes assiégées de Syrie, comme "geste de bonne volonté" avant la reprise des négociations de paix de Genève le 23 février, a annoncé jeudi un responsable humanitaire.

"Nous avons des convois prêts à partir pour Waer dès demain et vers d'autres localités assiégées ou difficiles d'accès dans les prochains jours", a déclaré Jan Egeland, chef du groupe de travail de l'ONU sur l'aide humanitaire en Syrie.

"Ce serait très important en tant que geste de bonne volonté alors que des négociations politiques sont prévues à Genève", a-t-il ajouté lors d'un point de presse.

Le district de Waer, situé à l'ouest de la ville de Homs, est encore aux mains des rebelles, alors que le reste de la ville est désormais contrôlé par le régime.

M. Egeland a par ailleurs mis en garde contre le risque de famine qui menace la population des quatre villes de Zabadani, Madaya, Foua et Kefraya, si les convois d'aide ne sont pas autorisés à passer.

"Si nous ne pouvons pas accéder à ces quatre villes, nous assisterons très bientôt aux mêmes scènes qu'il y a un an: des gens mourrant de faim", a-t-il averti.

Zabadani et Madaya, situées dans la province de Damas, sont assiégées par les troupes du régime et leurs alliés. Foua et Kefraya, agglomérations chiites prorégime dans la province d'Idleb (nord-ouest), sont elles encerclées par les rebelles.

M. Egeland a révélé que "cinq personnes étaient décédées au cours des derniers jours à Madaya et Kefraya (...), parce qu'elles n'avaient pas été évacuées à temps". "Il y a encore 80 cas qui doivent être évacués de façon urgente. C'est une question de vie ou de mort pour tellement de gens", a-t-il déploré.

Une délégation du gouvernement de Damas et des représentants de l'opposition doivent se retrouver jeudi prochain à Genève pour une nouvelle série de pourparlers sous l'égide de l'ONU.

Le médiateur de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déjà présidé trois "rounds" de discussions en 2016, sans parvenir à trouver un accord sur une transition politique.

Le conflit syrien, qui a déjà fait plus de 310.000 morts et des millions de déplacés, entrera en mars dans sa 7e année.

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