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16/02/2017 03:00 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Ski alpin aux Jeux olympiques de 2018: on va rendre le tracé plus complexe

ST. MORITZ, Suisse — Les skieurs alpins n'ont pas à s'inquiéter: le tracé olympique de 2018 sera plus rapide qu'on ne l'estime.

La nouvelle piste sud-coréenne a fait sourciller dans une course test l'an dernier, ainsi qu'aux Mondiaux cette semaine, comme quoi elle serait trop lente et inclurait trop de creux et de tournants.

Le Suisse Bernhard Russi, concepteur de longue date de parcours olympiques, tempère.

«C'était voulu, dit le champion olympique de 1972. Une nouvelle piste se doit d'éviter des vitesses dangereuses.»

En février 2016, le gagnant norvégien, Kjetil Jansrud, a atteint un maximum de 114 km-h.

Si cela semble rapide, le champion olympique de 2014, Matthias Mayer s'est approché des 135 km-h à Sotchi. En 2013 à Wengen en Suisse, le Français Johan Clarey a établi le record avec 161 km-h, pour une descente de Coupe du monde.

«Nous avons pu cerner notre marge de manoeuvre (pour rendre la piste plus rapide), a dit Russi. Nous irons dans ce sens-là, et les sauts seront plus longs.»

L'an dernier, l'Italien Christof Innerhofer, médaillé d'argent de 2014, a décrit comme se traversant «au ralenti» la piste de Jeongseon.

À St. Moritz, c'est le Canadien Érik Guay qui a souhaité un tracé plus rapide et exigeant à Pyeongchang. Le nouveau champion du monde de la descente a dit que le tracé ressemblait à celui d'un super-G.

«J'espère qu'il y aura quelques changements, a dit le Québécois de 35 ans. Je pense qu'ils devraient rendre ça un peu plus fluide. Mais la pente elle-même est super.»

La qualité de la neige et l'humidité en montagne seront aussi des facteurs pour le site en question, qui se trouve à une quarantaine de km des côtes.