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16/02/2017 06:14 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Près de 40 morts dans un attentat de l'EI à Bagdad

Près de 40 personnes ont été tuées jeudi dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad, l'attaque la plus meurtrière à frapper la capitale irakienne depuis le début de l'année, a indiqué la police.

Cet attentat, le troisième à toucher Bagdad en autant de jours, a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), cible d'une offensive des forces irakiennes qui cherchent à le chasser de Mossoul, son dernier grand fief en Irak.

L'explosion s'est produite dans une zone de concessions automobiles dans le quartier de Bayaa, dans le sud de Bagdad, où quatre personnes avaient péri mardi dans un attentat à la voiture piégée, a précisé à l'AFP un responsable du ministère de l'Intérieur.

Selon un colonel de la police, 39 personnes ont péri dans l'attaque et 61 ont été blessées, un bilan confirmé de sources hospitalières.

Des images diffusées par des militants sur les réseaux sociaux montraient des corps carbonisés et déchiquetés, ainsi que d'importants dégâts dans le quartier visé, alors que la Défense civile tentait d'éteindre le feu.

L'EI a revendiqué l'attaque sanglante dans un communiqué diffusé par son agence de propagande, Amaq.

La veille, le groupe jihadiste avait aussi revendiqué un attentat suicide dans le quartier à majorité chiite de Habibiya, près du vaste quartier de Sadr City, dans le nord de la capitale. Un kamikaze avait fait exploser sa voiture piégée, tuant 11 personnes.

Malgré ses revers au cours des derniers mois et la perte de terrain en Irak, mais aussi en Syrie voisine, le groupe jihadiste parvient toujours à frapper en menant de multiples attentats meurtriers.

Depuis le lancement, le 17 octobre, de l'offensive des forces irakiennes pour reconquérir Mossoul (nord), la deuxième ville du pays, Bagdad fait face à une recrudescence d'attentats de l'EI.

Le 2 janvier, alors que le président français François Hollande était en visite en Irak, un attentat suicide à la voiture piégée revendiqué par le groupe jihadiste avait tué au moins 35 personnes à Sadr City.

Soutenues par la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis, les forces irakiennes ont repris le mois dernier la partie orientale de Mossoul et se préparent maintenant à lancer l'offensive pour reconquérir la partie occidentale, de l'autre côté du fleuve Tigre, plus densément peuplée.

Outre la lutte contre l'EI, qui s'était emparé en juin 2014 de vastes pans du territoire irakien avant d'en perdre une grande partie, le pouvoir irakien est englué dans une crise politique.

Il fait face depuis 2015 à un mouvement de contestation animé principalement par les partisans de l'influent chef chiite Moqtada Sadr et qui réclame une amélioration des services publics, des réformes politiques et accuse la classe politique de corruption et de népotisme.

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