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16/02/2017 10:47 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Pas de coopération militaire avec la Russie pour l'instant, dit le chef du Pentagone

La nouvelle ère de coopération entre Washington et Moscou, promise par le président américain Donald Trump, ne se concrétisera pas de sitôt, si l'on en croit les déclarations faites jeudi par deux des hommes forts de son administration.

Depuis le quartier général de l’OTAN, à Bruxelles, le secrétaire à la Défense, James Mattis, a affirmé qu’il n’y aura pas de collaboration à court terme avec les Russes sur le plan militaire, rejetant un appel en ce sens lancé un peu plus tôt par le président russe Vladimir Poutine.

« La question avec la Russie, c'est qu'ils doivent se conformer au droit international comme on l'attend de toute nation raisonnable sur cette planète », a commenté le chef du Pentagone, après avoir rencontré ses homologues de l’Alliance atlantique.

Nous ne sommes pas dans la position maintenant de collaborer au niveau militaire, mais nos dirigeants politiques vont échanger et essayer de trouver des terrains d'entente.

James Mattis

Selon M. Mattis, il s'agit de faire en sorte que la Russie « respecte ses engagements et revienne à un partenariat ou à une forme de partenariat avec l'OTAN ». Mais « la Russie devra d'abord s'en montrer digne », a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le secrétaire d’État Rex Tillerson est demeuré très circonspect au terme d’une première rencontre avec son homologue russe Sergueï Lavrov tenue en marge du sommet du G20, à Bonn, en Allemagne.

« Au moment où nous cherchons un nouveau terrain d’entente, nous nous attendons à ce que la Russie respecte ses engagements de l’accord de Minsk [sur la pacification dans l’est de l’Ukraine, NDLR] et contribue à la désescalade de la violence en Ukraine », a-t-il déclaré.

Les États-Unis considéreront travailler avec la Russie lorsque nous trouverons des champs de coopération qui bénéficieront au peuple américain. Lorsque nous ne verrons pas les choses d’un même œil, nous défendrons les intérêts et les valeurs des États-Unis et de nos alliés.

Rex Tillerson

M. Tillerson a soutenu avoir abordé « plusieurs dossiers » où les deux pays ont des intérêts en commun lors de cette « rencontre productive », mais sans donner de précisions.

Plus de détails à venir.