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16/02/2017 06:05 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Espagne: jugement vendredi pour l'infante Cristina et son mari

La soeur du roi d'Espagne, Cristina, saura vendredi si elle est - ou non - reconnue coupable de fraude fiscale et si son mari, Inaki Urdangarin, est condamné pour de présumées malversations qui pourraient l'envoyer en prison.

Le tribunal des Iles Baléares, à Palma de Majorque, a annoncé jeudi qu'il rendrait son jugement vendredi à 12H00 locales (11H00 GMT) dans cette "affaire Noos".

Le procès de 17 prévenus au total avait duré plus de cinq mois, entre janvier et juin 2016.

Cristina de Bourbon, 51 ans, a été le premier membre de la famille royale espagnole à comparaître devant un tribunal. Elle est poursuivie pour complicité de fraude fiscale, en lien avec de présumées malversations reprochées à son mari quand il présidait une fondation à but non lucratif, l'institut Noos.

Avec son associé Diego Torres, M. Urdangarin est accusé d'avoir détourné près de six millions d'euros de subventions attribuées à Noos entre 2004 et 2006 par les gouvernements autonomes des Baléares et de Valence, alors dirigés par le Parti populaire (PP, droite).

Selon l'accusation, une partie des fonds détournés avaient été reversés à une société appartenant à Inaki et Cristina, à travers laquelle ils réglaient des dépenses personnelles.

Dix-neuf ans et six mois d'emprisonnement ont été requis à l'encontre de M. Urdangarin, époux depuis 1997 de Cristina avec laquelle il a eu quatre enfants.

En revanche, le procureur a pris clairement la défense de Cristina, en estimant qu'elle n'aurait jamais dû être mise en examen ni comparaître.

La princesse n'a été jugée que sur plainte d'un collectif de défense des contribuables, Manos limpias (Mains propres), considéré d'extrême droite, réclamant huit ans de prison à son encontre.

Un énorme coup de théâtre avait marqué le procès quand le dirigeant de Manos Limpias avait été emprisonné, soupçonné d'avoir codirigé un vaste système d'extorsion de fonds.

L'affaire Noos avait été révélée en 2011 alors que le pays vivait une crise économique aiguë. Le scandale avait précipité l'abdication en 2014 de Juan Carlos 1er et l'arrivée sur le trône de son fils Felipe VI.

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