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16/02/2017 17:43 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Brésil: des procureurs veulent coopérer sur le scandale Odebrecht

Les procureurs généraux de 11 pays se sont engagés jeudi à créer des équipes de travail communes pour coordonner leurs enquêtes sur le scandale de corruption d'Odebrecht, le groupe de BTP brésilien, qui secoue l'Amérique latine.

Ils se sont engagés à "promouvoir la formation d'équipes communes d'enquête, bilatérales ou multilatérales, qui permettent d'enquêter de manière coordonnée concernant l'affaire Odebrecht", selon un communiqué signé par le Brésil, l'Argentine, le Chili, la Colombie, l'Equateur, le Mexique, le Panama, le Portugal, le Pérou, la République dominicaine et le Venezuela.

La rencontre entre les magistrats de 15 pays, prévue pour durer jeudi et vendredi, vise à "répondre à toutes les demandes d'information, dans une affaire qui est couverte par le secret de l'instruction", avait expliqué à l'AFP une personne travaillant à l'organisation de cette réunion, fermée à la presse, avant son ouverture.

Déclenchée en 2014, l'enquête tentaculaire "Lavage Express" a mis en lumière un système de corruption que les groupes brésiliens de bâtiment, dont Odebrecht, avaient monté pour truquer les marchés de sous-traitance lucratifs de Petrobras, distribuant des pots-de-vin à des responsables politiques au Brésil et dans plusieurs pays d'Amérique latine.

Chantiers majeurs paralysés, grogne populaire et arrestations en série, ce scandale de corruption n'en finit pas d'ébranler la classe politique en Amérique latine.

Le Pérou a offert une récompense pour toute information permettant d'arrêter l'ex-président Alejandro Toledo, qui se trouve à l'étranger et est accusé d'avoir touché 20 millions de dollars de dessous-de-table d'Odebrecht afin de remporter l'appel d'offres pour la construction d'un axe routier majeur reliant le Pérou au Brésil.

Des milliers de personnes ont défilé jeudi à Lima et dans d'autres coins du pays pour protester contre la corruption.

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