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16/02/2017 03:01 EST | Actualisé 17/02/2018 00:12 EST

Air France-KLM se redresse mais se prépare à une année mouvementée

Le groupe Air France-KLM a annoncé jeudi des bénéfices en forte hausse pour 2016 mais reste prudent dans ses perspectives, dans un environnement marqué par de nombreuses incertitudes et une concurrence agressive.

Les performances ont fortement divergé l'an dernier entre la compagnie française Air France, en recul, et celles de la néerlandaise KLM en nette progression.

Le bénéfice net du groupe s'est élevé à 792 millions d'euros, contre 118 millions en 2015, une envolée due à la vente fin 2016 de près de 50% des parts d'Air France-KLM dans sa filiale de restauration à bord Servair au suisse Gategroup.

Cette vente avait été bouclée fin 2016, pour 270 millions d'euros.

Le résultat d'exploitation a été plus de deux fois et demi plus élevé qu'en 2015, qui avait été la première année bénéficiaire pour le groupe après une longue période de sept exercices dans le rouge.

"Si la baisse du prix du pétrole a nettement allégé les coûts du groupe, le contexte géopolitique, la concurrence et la surcapacité de l'industrie ont entraîné nos recettes à la baisse", a déclaré le PDG Jean-Marc Janaillac, cité dans un communiqué.

En 2016, la facture de carburant a baissé de près de 26% à 4,6 milliards d'euros.

Le groupe franco-néerlandais a transporté 4% de passagers de plus qu'en 2015 mais son chiffre d'affaires a baissé de 3,3% à 24,8 milliards d'euros.

Au sein du groupe, le résultat d'exploitation d'Air France a reculé à 372 millions d'euros, tandis que celui de la néerlandaise KLM a grimpé à 681 millions. En 2015, elles affichaient des résultats comparables.

Cet écart s'explique, selon la direction, par l'impact des attentats sur l'attractivité de la destination France, et les conséquences de deux grèves de personnel navigant d'Air France.

M. Janaillac, aux commandes depuis juillet, a annoncé en novembre un plan de reconquête dont la clé de voûte est la création d'une nouvelle compagnie qui fonctionnerait avec des coûts réduits, pour répondre à la concurrence des compagnies low cost et regagner des parts de marché sur le long-courrier face aux transporteurs du Golfe.

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