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14/02/2017 03:28 EST | Actualisé 14/02/2017 03:31 EST

«The Disappearance», un dernier tour de piste pour l'acteur Peter Coyote (ENTREVUE)

Bertrand Calmeau

Moine bouddhiste zen, fermier et écrivain à ses heures, Peter Coyote qui a joué pour les grands (Steven Spielberg, Roman Polanski, Pedro Almodóvar, etc.) ne veut plus faire de cinéma. La dernière participation du vétéran américain se déroule en ce moment à Montréal pour le tournage de The Disappearance, mini-série anglophone de six épisodes mettant également en scène Micheline Lanctôt, Kevin Parent et Laurence Leboeuf.

«The Disappearance»

«C’est vraiment mon dernier rôle. Je n’ai plus d’espoir pour ce métier qui est devenu un cauchemar, tout cela à cause des pressions et de l’argent. Quatorze heures de tournage par jour, c’est fou. Personne ne peut travailler comme cela», a confié dans un très bon français Peter Coyote lors d’une entrevue organisée lundi dans les couloirs de l’ancien hôpital Royal Victoria transformés en plateau de tournage.

L’acteur et francophile tire donc sa révérence, mais ne regrette pas du tout son expérience auprès des comédiens qu’il côtoie depuis le début de sa participation dans la production écrite par Normand Daneau et Geneviève Simard. L’homme de 75 ans y interprète Henry, un juge à la retraite fâché par la vie qui entretient une relation compliquée avec son fils Luke, mais trouve chez son petit-fils Anthony qu’il adore, une occasion de retrouver le sourire. Jusqu’au jour où ce dernier se fait enlever mystérieusement.

«Mon personnage est hanté par une faute commise il y a plus de 35 ans, a raconté Coyote. L’enlèvement de son petit-fils est lié à cette faute dont il a toujours honte. Depuis la mort de sa femme, seul ce garçon arrivait à lui donner du réconfort. Son enlèvement va tout bouleverser.»

Thriller psychologique

Pour mener l’enquête afin de retrouver l’enfant disparu, la lieutenante-détective Susan Bowden et le sergent-détective Charles Cooper, duo d’équipe incarné par Micheline Lanctôt et Kevin Parent. The Disappearance, réalisée par Peter Stebbings, se veut un thriller psychologique ancré dans un trauma familial. Ainsi, le récit dévoile au fur et mesure des découvertes les connexions étroites qu’entretiennent plusieurs personnages entre eux. C’est le cas du rôle de Micheline Lanctôt, étrangement lié à celui de Peter Coyote.

«Je ne peux pas trop en dire, s’est excusée Micheline Lanctôt. C’est vrai que nos personnages se connaissent déjà, mais ce sera au public de découvrir les détails. Dans la série, il faut savoir que j’ai un passé de criminologue qui m’a très tôt mis en contact avec le juge Henry lors de procès antérieurs. C’est d’ailleurs lui qui va me demander de reprendre l’enquête après avoir découvert un nouvel indice sur la disparition de son petit-fils.»

Grande amatrice de littérature policière, Lanctôt a toujours été intriguée par le monde de la justice. «Je lis beaucoup de polars comme ceux de Michael Connelly ou Frederick Forsyth. Je reste fascinée par cet univers, mais cela ne m’a pas vraiment aidé pour mon rôle, car les personnages mis en scène dans les romans policiers sont généralement soit des névrosés, des alcooliques, des blasés et des divorcés, ou tout cela en même temps! Au contraire, je campe une personne plus terre-à-terre», a-t-elle conclu en riant.

La série The Disappearance sera présentée en version originale anglaise à CTV et en version doublée en français à Super Écran dès l’automne 2017. 

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