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14/02/2017 07:24 EST | Actualisé 14/02/2017 07:45 EST

Demande de recours collectif au Québec contre la «taxe rose»

Une Montréalaise a déposé mardi matin une demande de recours collectif contre plusieurs grandes chaînes de distribution qu'elle accuse de vendre plus cher aux femmes qu'aux hommes des produits semblables.

Un texte de Thomas Gerbet

La Montréalaise Aviva Maxwell a acheté un déodorant pour femme de 48 grammes dans un magasin Pharmaprix pour 3,44 $. Elle a remarqué que le déodorant pour homme de la même marque et avec les mêmes ingrédients était vendu au même prix, mais contenait 76 grammes de déodorant.

Elle estime avoir subi une « discrimination basée sur le sexe ». Elle demande un remboursement de l'écart de prix au regard de la quantité, ainsi que 50 $ en dommages-intérêts punitifs pour « préjudice moral » et 50 $ en dommages-intérêts punitifs pour « atteinte illicite et intentionnelle au droit de l'égalité fondée sur le sexe ».

La demande de recours collectif a été déposée mardi matin en Cour supérieure du Québec. La demanderesse, soutenue par le cabinet d'avocats Légal Logik, estime que des millions de consommatrices seraient concernées.

Le recours collectif s'adresse à « toute personne physique ayant acheté, dans la province de Québec, un ou des produits pour femmes, soit en succursale, en ligne et/ou à tout autre point de vente opéré par une ou des Défenderesses depuis le 1er mars 2014 et dont le prix du ou des produits pour femmes est supérieur à ceux du ou des produits pour hommes ayant une qualité sensiblement identique pour une quantité équivalente ».

Sont visés :

  • Unilever Canada (qui possède entre autres les marques Dove et Axe)
  • Shoppers Drug Mart (Pharmaprix)
  • Le Groupe Jean Coutu
  • Uniprix
  • Metro
  • Loblaws
  • Walmart
  • Familiprix

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