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03/02/2017 08:28 EST | Actualisé 03/02/2017 08:29 EST

Essai routier Volvo V60 Polestar 2017: réellement impressionnante

Si vous avez déjà visité l'Europe, vous savez que les voitures familiales ont la cote dans à peu près tous les pays. En Amérique du Nord, cependant, les consommateurs affectionnent plutôt les véhicules utilitaires sport tandis que le choix de familiales est plutôt limité. Surtout du côté des « wagons » performantes. Heureusement, nous avons la Volvo V60 Polestar 2017.

Offerte à partir de 69 000 $, la V60 Polestar n’est vraiment pas donnée. En contrepartie, les consommateurs à la recherche d’une voiture polyvalente en mesure de leur offrir des sensations fortes et un comportement réellement dynamique n’ont pas vraiment d’autres choix à ce prix, à moins de se tourner vers un Audi SQ5 ou encore un Mercedes-Benz GLC 43 AMG. Et encore, si la V60 Polestar est un modèle qui vous intéresse, il y a fort à parier que vous ne voulez rien savoir d’un SQ5 ou d’un GLC 43 AMG…

La Volvo V60 Polestar est une voiture pour connaisseurs, un modèle qui passerait largement inaperçu si ce n’était de sa peinture « Rebel Blue » qui se remarque à des kilomètres à la ronde. Si vous optez pour la seule autre couleur offerte au catalogue, un argent métallique plus traditionnel, il est fort possible que personne ne vienne jamais vous poser des questions à une station-service ou vous donne un pouce en l’air sur la route. Pour l’acheteur typique d’une V60 Polestar, cet anonymat sera probablement apprécié.

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Un moteur unique aux performances indéniables

La V60 2017 est offerte en cinq versions en plus d’un modèle baptisé Cross Country plus robuste. La variante Polestar se retrouve au sommet de la hiérarchie. Sous le capot, nous avons droit à un moteur quatre cylindres de 2,0 litres qui est à la fois turbocompressé et suralimenté, question d’offrir les avantages des deux technologies. L’ensemble produit 367 chevaux, soit suffisamment de puissance pour atteindre 100 km/h en moins de 5,0 secondes. La sonorité du moteur n’est pas explosive ni agressive, mais on la remarque quand le moteur grimpe en régime et elle n’est pas désagréable du tout.

Sur la route, l’on ressent rapidement les avantages d’une motorisation si unique. Le moteur réagit rapidement et avec conviction dès que nous avons besoin de lui, et la courbe de puissance est longue et linéaire. Que l’on soit à un feu rouge qui vient de tourner au vert ou sur l’autoroute à 120 km/h, la V60 Polestar bondit vers l’avant dès que l’on touche à l’accélérateur. De plus, sa consommation de carburant n’est pas vilaine du tout compte tenu des performances. En effet, notre moyenne s’est chiffrée à 10,9 litres aux 100 kilomètres au terme d’une semaine où nous avons souvent cherché à découvrir ce que la voiture avait dans le ventre.

Dans les courbes, la V60 Polestar est aussi à l’aise qu’en ligne droite avec sa suspension plus ferme et mieux adaptée à une conduite sportive. Il faut évidemment sacrifier un peu de confort comparativement aux autres variantes de la gamme V60, mais la Polestar n’est pas non plus un « tape-cul ». On ressent les bosses et les trous de notre merveilleux réseau routier, mais ce n’est pas trop intrusif et on n’entend pas non plus de craquements qui nous feraient douter de sa solidité. La V60 Polestar demeure toujours posée et stable. Son rouage intégral offert de série peut transmettre jusqu’à 65 % de la puissance vers l’essieu arrière tout en étant très rapide à réagir dès la moindre perte d’adhérence.

Un habitacle polyvalent, mais un peu vieillot

Les sièges de la Volvo V60 Polestar sont fermes, mais ils sont néanmoins fidèles à la réputation de Volvo en étant très confortables et pas trop restrictifs malgré un support latéral généreux. Ils sont également très élégants avec leur recouvrement en cuir et Alcantara combiné à des surpiqures bleues.

L’espace réservé aux passagers arrière est correct, tout comme celui à l’avant. Le coffre offre pour sa part 430 litres d’espace de chargement ce qui est moins que le VUS compact de luxe moyen, mais personne ne pourra dire que la V60 Polestar n’est pas polyvalente. Si nécessaire, vous pouvez abaisser la banquette arrière afin d’obtenir plus d’espace.

Quant au reste de l’habitacle, eh bien, disons qu’on s’aperçoit rapidement que la V60 reprend le tableau de bord d’une voiture élaborée il y a plus de cinq ans, la S60 berline. Ce n’est pas laid ou nécessairement démodé, mais on n’a pas non plus l’impression de se trouver dans une voiture de plus de 70 000 $. Loin de là. Notons également que le système d’infodivertissement est complexe à utiliser et très peu intuitif.

Si la V60 Polestar offrait un habitacle similaire au nouveau Volvo XC90, par exemple, cette voiture serait difficile, voire impossible à critiquer. Malgré tout, elle demeure unique et exclusive, et réellement amusante à conduire. Elle n’est pas pour tout le monde, mais pour cette poignée de consommateurs qui veulent le comportement d’une voiture sportive avec la polyvalence d’un petit VUS, il n’y a rien de mieux sur le marché.

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