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03/02/2017 06:19 EST

Des militaires attaqués près du musée du Louvre (VIDÉO/PHOTOS)

Le spectre d'une attaque "terroriste" a ressurgi en plein Paris : Un homme a agressé vendredi à la machette des militaires à l'entrée du musée du Louvre au cri d'"Allah Akbar", avant d'être grièvement blessé par l'un des soldats.

L'homme est soupçonné d'être entré le 26 janvier en France par un vol en provenance de Dubaï, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Son identité reste à déterminer : il dit être né en Egypte et être âgé de 29 ans, selon ces sources, s'appuyant sur ses déclarations faites dans sa demande de visa.

Ses motivations ne sont pas encore connues, mais il s'agit d'"un acte dont le caractère terroriste ne fait guère de doute", a affirmé le président François Hollande. Le parquet antiterroriste de Paris, qui a ouvert une enquête, doit tenir une conférence de presse à 19H30 GMT.

Un immeuble du prestigieux 8e arrondissement de Paris a été perquisitionné dans l'après-midi par la police, à proximité de l'avenue des Champs-Elysées.

L'attaque s'est produite à 09H00 GMT à l'entrée de la très touristique galerie du Carrousel du Louvre donnant accès au musée le plus fréquenté du monde.

Galerie photo Attaque près du musée du Louvre (3 février 2017) Voyez les images

L'assaillant, "armé d'une machette", "s'est précipité sur la patrouille de quatre hommes, proférant des menaces et criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe). Après une tentative pour le repousser à mains nues, un militaire a été légèrement touché au cuir chevelu. Un des soldats a alors tiré "cinq balles" et atteint au ventre l'assaillant, a déclaré le préfet de police de Paris, Michel Cadot.

A la mi-journée, il était au bloc opératoire, son pronostic vital engagé, selon une source proche de l'enquête.

"On a vu les clients dans la salle qui couraient, on a su tout de suite que c’était quelque chose de sérieux. On a couru, on est sorti dehors. On a pensé à notre vie, on a vu la mort arriver avec tout ce qui se passe en ce moment, on a eu vraiment, vraiment peur", a témoigné auprès de l'AFP une employée d'un restaurant dans la galerie du Louvre.

"La menace est là, elle demeure et nous devons y faire face", a réagi François Hollande, rendant hommage au "courage" et à la "détermination" des militaires attaqués.

La France a été frappée en 2015 et 2016 par une série d'attentats jihadistes qui ont fait 238 morts et des centaines de blessés. Plusieurs de ces attaques ont visé des militaires ou des policiers.

Touristes paniqués

Conséquence directe, le tourisme a fortement diminué en 2016 dans le pays et en particulier à Paris. L'agression au Louvre survient le jour même du lancement par Paris de sa campagne pour accueillir les Jeux-2024, avec la Tour Eiffel illuminée en toile de fond.

Plus d'un millier de personnes se trouvant dans le musée ou dans la galerie commerciale au moment de l'attaque ont été confinées plusieurs heures, le temps notamment que les démineurs s'assurent que les sacs à dos de l'assaillant ne contenaient pas d'explosifs. Il ont trouvé une deuxième machette et des bombes de peinture.

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"J'étais dans les escaliers quand j'ai entendu des coups de feu. C'était bizarre, personne ne savait quoi faire, j'ai vu des gens courir, tout le monde était paniqué", raconte Svetlana, une architecte travaillant dans la galerie, qui s'est cachée dans un vestiaire après avoir entendu les coups de feu. Le musée rouvrira samedi.

Les candidats à la présidentielle d'avril-mai ont réagi en rendant un hommage unanime aux forces de sécurité. Quelque 3.500 soldats patrouillent quotidiennement dans la capitale et ses environs.

Le groupe jihadiste Etat islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, continue de menacer la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.

La France est placée sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence depuis les attentats jihadistes de novembre 2015 qui ont fait 130 morts dont 90 dans la salle de concert du Bataclan à Paris.

Autre attaque parmi les plus meurtrières, un Tunisien avait foncé le 14 juillet 2016 dans une foule rassemblée sur la promenades des Anglais à Nice (sud-est), faisant 86 morts.