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31/01/2017 06:41 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

Yémen: un chef local d'Al-Qaïda tué dans le sud

Un chef local d'Al-Qaïda au Yémen a été tué mardi dans un raid des forces de sécurité à Houta, chef-lieu de la province méridionale de Lahj, a annoncé un commissaire de police.

"L'émir" d'Al-Qaïda dans la province de Lahj, Ammar Qaïd, a trouvé la mort dans un échange de tirs avec les forces de la lutte antiterroriste, après avoir refusé de se rendre, a précisé le chef provincial de la police, Saleh Sayed.

Selon lui, le raid à Houta a été mené dans le cadre d'une vaste opération des forces de sécurité yéménites, soutenues par la coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite, contre les jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI).

Ce raid visait les positions jihadistes à Lahj, Aden et Abyane, trois des cinq provinces contrôlées par les forces progouvernementales yéménites.

Le reste du Yémen dont la capitale Sanaa est contrôlé par des rebelles, les Houthis alliés à des partisans de l'ex-président du pays.

Le principal conflit au Yémen oppose les Houthis et leurs alliés aux forces du gouvernement yéménite soutenues par la coalition arabe. Mais des affrontements ont également lieu avec Al-Qaïda et l'EI.

Dans la région du Hadramout (sud-est), un officier de police, Ali al-Bekri, a été abattu lundi soir par des membres présumés d'Al-Qaïda dans la ville de Qotn, a indiqué à l'AFP une source de sécurité, ajoutant que les assaillants avaient réussi à prendre la fuite.

Par ailleurs, 21 soldats loyalistes et sept rebelles ont été tués dans de violents combats lundi à Midi et à Haradh, dans le nord du pays, ont indiqué mardi des sources militaires.

En progressant vers ces deux régions, aux mains des rebelles, les forces progouvernementales "se sont retrouvés sous les feux (de l'ennemi) et dans un champ de mines", a déclaré l'une de ces sources pour expliquer les lourdes pertes subies.

Le conflit au Yémen a connu une escalade en mars 2015, avec l'intervention d'une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite en soutien au président Abd Rabo Mansour Hadi.

Depuis cette date, plus de 7.400 personnes ont été tuées et près de 40.000 blessées, selon l'Organisation mondiale de la santé. Un coordinateur humanitaire de l'ONU, Jamie McGoldrick, a lui avancé un bilan de 10.000 civils tués.

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