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31/01/2017 13:09 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

Une autre tuile sur la tête de Sebastian Coe

Le président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF), Sebastian Coe, se retrouve de nouveau sous les projecteurs au sujet de ce qu'il savait du scandale de corruption dans l'athlétisme après de nouvelles preuves dévoilées par les législateurs britanniques.

Coe avait déclaré à un comité parlementaire britannique en décembre 2015 qu'il ignorait les allégations spécifiques de corruption liées au dopage russe qui ont éclaté en décembre 2014, alors qu'il était vice-président de l'IAAF.

Un courriel transmis au comité par Coe et publié mardi fait toutefois allusion à Michael Beloff, président de la commission d'éthique de l'IAAF, en août 2014, et selon lequel il avait été « informé des allégations » après avoir reçu des documents.

Dans une lettre adressée au président de la commission parlementaire, également publiée mardi, M. Coe a déclaré qu'il n'y avait « aucune divergence » dans son récit et qu'il n'y avait « aucune raison de suggérer [qu'il ait] induit en erreur le comité en décembre 2015 ».

Coe a été élu président de l'IAAF en août 2015.

Coe a été invité ce mois-ci à comparaître pour une deuxième fois devant les législateurs après qu'ils aient entendu le témoignage de Dave Bedford, l'ancien directeur de la course au marathon de Londres. Ce dernier a révélé qu'il avait appelé et envoyé un courriel à Coe en août 2014 pour l'avertir du scandale.

Coe affirme dans sa lettre publiée mardi que « je crois que le comité a maintenant toutes les informations dont il a besoin de ma part pour préparer son rapport. »

L'affaire porte sur des allégations selon lesquelles de hauts fonctionnaires de l'IAAF extorquaient de l'argent aux athlètes russes pour camoufler des tests de dopage positifs.