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31/01/2017 05:22 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

Taux record de chômage au Brésil : 12%

Le chômage au Brésil a atteint le taux record de 12% fin 2016 et devrait encore augmenter cette année, en attendant les effets concrets des mesures d'austérité du gouvernement de la première économie d'Amérique latine.

La barre symbolique des 12% a été atteinte au 4e trimestre, pour la première fois depuis l'adoption du mode de calcul actuel de ce taux en 2012, selon des chiffres officiels rendus publics mardi.

Entre octobre et décembre 2016, 12,3 millions de personnes cherchaient du travail dans le plus grand pays d'Amérique du Sud, soit 36% de plus que sur la même période en 2015, quand le taux de chômage était à 9%, a souligné l'Institut brésilien de géographie et des statistiques (IBGE).

Ce taux a même pratiquement doublé par rapport au dernier trimestre de 2014, quand il s'élevait à 6,5%.

Sur l'ensemble de l'année 2016, le taux moyen de chômage atteint 11,5%, contre 8,5% en 2015, la même hausse de trois points observée dans les chiffres du dernier trimestre.

Le Brésil a connu deux années consécutives de récession, en 2015 et 2016, du jamais vu depuis les années 1930.

En 2015, le PIB s'était contracté de 3,8% tandis que l'an dernier, il devrait avoir reculé d'environ 3,5%, d'après des estimations réalisées en amont de la publication des chiffres officiels en mars.

Pour relancer la croissance, le Banque centrale a accéléré la baisse de son taux directeur, réduit à 13% le 11 janvier, après avoir mis fin en novembre à un gel de près de quatre ans à hauteur de 14,23%.

Le gouvernement conservateur de Michel Temer a pris une série de mesures d'austérité dans le but de regagner la confiance des investisseurs et de relancer l'économie de son pays, mais les experts ne sont guère optimistes.

"Les mesures d'austérité n'ont toujours pas fait effet et le taux de chômage est la dernière variable sur laquelle on peut espérer une embellie", explique Alex Agostini, de la société de consultants Austin Rating, de Sao Paulo.

Selon ce spécialiste, la priorité est d'améliorer la productivité des travailleurs qui ont déjà un emploi.

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