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31/01/2017 08:19 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

Les détaillants d'équipement de plein-air font des affaires florissantes

TORONTO — Dans un pays entouré de trois océans, parsemé de montagnes et offrant plus de 40 parcs nationaux, il semble tout naturel de voir les détaillants d'équipement et de vêtements de plein-air connaître du succès.

Trois de ces entreprises prévoient prendre encore plus de place dans le futur en ajoutant des boutiques, à un moment où de nombreux détaillants d'autres secteurs peinent à demeurer ouverts.

Il existe certainement «un marché robuste dans lequel ils peuvent jouer», estime Matt Teeple, directeur des sports pour la firme d'études de marché NPD Group.

MEC, qui compte déjà 21 boutiques, prévoit en ajouter une à Kitchener, en Ontario, et une deuxième à Calgary. Un troisième magasin est aussi prévu à Calgary en 2019. L'entreprise prévoit aussi transporter ses boutiques de Vancouver et Toronto dans de plus grands locaux.

SAIL, qui vend de l'équipement de plein-air, de camping, de chasse et de pêche, possède 10 magasins au Québec et en Ontario, et compte en ouvrir un 11e en avril, a écrit la porte-parole Kathy Kourlas, par courriel. L'entreprise souhaite ouvrir d'autres boutiques dans ces deux provinces dans un avenir rapproché, a-t-elle ajouté, mais n'a pas précisé combien ni à quel moment.

Le magasin de plein-air Cabela compte 11 boutiques et prévoit en ouvrir une autre à Halifax, l'an prochain.

De leur côté, les détaillants d'autres secteurs sont nombreux à mettre fin à leurs activités. La semaine dernière, un juge a approuvé une demande visant à mettre HMV Canada sous séquestre et à fermer ses 102 magasins.

Dans les dernières années, Cuir Danier, Mexx Canada, Smart Set, Jacob et Blacks se sont ajoutés à la liste des chaînes ayant subi un sort semblable et fermé des magasins à travers le pays.

MEC, une marque qui s'est d'abord spécialisée dans le matériel d'escalade et d'alpinisme, dit avoir su maintenir sa lancée en se transformant en même temps que les Canadiens.

La coopérative a remarqué que ses membres étaient aussi actifs dans les villes où ils habitaient que dans la nature. En 2015, l'entreprise a lancé sa première collection de skis et de planches à neige pour les sportifs fréquentant les centres de ski. Elle a également ajouté des produits pour les sportifs urbains qui privilégient la course à pied et le vélo, a expliqué le chef de la direction David Labistour.

Depuis sa transformation, MEC est passé de 17 à 21 boutiques, et M. Labistour ne doute pas une seconde que l'entreprise a pris la bonne décision.

Cette plus grande offre rend MEC plus attrayante pour le consommateur, mais elle l'expose également à une concurrence de la part de détaillants auxquels elle ne devait pas se mesurer auparavant, comme le Coin des coureurs ou SportChek, nuance toutefois Matt Teeple.

Il s'agit d'un marché compétitif qui attire de plus en plus de joueurs, ajoute-t-il. Walmart, par exemple, vend des articles de sports, et la chaîne H&M offre des vêtements d'exercice.

Cette hausse de la concurrence ne peut qu'être une bonne chose pour le consommateur, croit-il.

«Une concurrence plus forte se traduit par une plus grande variété, de meilleurs prix et une plus grande accessibilité à ces produits.»