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31/01/2017 06:57 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

GB: Le parlement débattra de la visite d'Etat de Donald Trump le 20 février

Les députés britanniques débattront le 20 février de la pétition réclamant que la visite d'Etat de Donald Trump soit ramenée au rang de simple visite officielle, qui recueillait près de 1,7 million de signatures, a annoncé mardi le parlement sur son site internet.

Une seconde pétition, lancée lundi, et qui réclame au contraire que cette visite d'Etat soit maintenue telle quelle, sera aussi débattue ce jour là. Cette dernière recueillait plus de 110.000 signatures mardi.

Les pétitions lancées sur le site du parlement britannique, et recueillant plus de 100.000 signatures, doivent faire l'objet d'un débat au parlement mais pas forcément d'un vote.

La pétition contre la visite d'Etat de Trump est d'ores et déjà de la deuxième pétition la plus populaire de tous les temps sur le site du Parlement après celle réclamant un deuxième référendum sur le Brexit, signée par plus de quatre millions de personnes.

Une visite d'Etat s'entoure d'un faste particulier, avec défilé en carrosse, discours sous les ors du Parlement de Westminster, banquet officiel et nuit passée au palais de Buckingham. Or les signataires, dont le nombre a bondi depuis le décret anti-immigrants de Donald Trump, estiment qu'il n'est pas digne de rencontrer la reine.

"La misogynie notoire de Donald Trump et sa vulgarité le disqualifient pour être reçu par Sa Majesté la reine et le prince de Galles", son fils, dit le texte de la pétition.

Lundi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Londres et à travers le pays pour appeler la Première ministre Theresa May à annuler cette visite d'Etat.

La perspective d'une poignée de main entre Donald Trump et la reine hérisse également plus d'un député, y compris au sein de la majorité gouvernementale : L'ancien secrétaire d'Etat conservateur, Alistair Burt, a estimé qu'une visite d'Etat serait une "très mauvaise" chose.

"Voir nos gouvernants se courber devant un homme défendant des valeurs qui ne correspondent pas à nos valeurs britanniques enverrait un signal très négatif", a également déclaré l'ancienne ministre conservatrice Sayeeda Warsi.

Mardi, Peter Ricketts, secrétaire permanent du Foreign Office de 2006 à 2010, soit la fonction la plus haut gradée du ministère, a recommandé de rétrograder la visite en simple visite officielle, dans une lettre publiée par le Times.

"Il aurait été plus prudent d'attendre de voir quelle sorte de président il devient avant de demander à la reine de l'inviter. Maintenant, (la reine) se retrouve dans une situation très difficile", a-t-il estimé.

Les députés britanniques avaient déjà eu à débattre de M. Trump en janvier 2016, après une pétition réclamant l'interdiction de laisser entrer celui qui était alors candidat à la présidentielle sur le territoire britannique. Il venait de déclarer son intention de restreindre l'entrée des musulmans aux Etats-Unis.

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