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31/01/2017 06:25 EST | Actualisé 01/02/2018 00:12 EST

AG2R La Mondiale - Bardet: "Etre plus tranchant"

A deux semaines de sa reprise au Tour d'Oman, le Français Romain Bardet évoque déjà le Tour de France, qu'il a terminé à la deuxième place l'an passé, mais il se donne aussi pour but d'être plus tranchant dans "les grosses courses".

"Je ne fais pas un focus sur le Tour, je suis dans une démarche d'épanouissement", a rappelé mardi le leader d'AG2R La Mondiale lors de la présentation à Paris de l'équipe.

Question: Le Tour reste donc votre grand objectif...

Réponse: "Difficile qu'il en soit autrement. Mais c'est quelque chose qui me plaît aussi. Je n'y vais pas à reculons, bien au contraire, c'est la course qui nous procure les plus grandes émotions. J'ai encore beaucoup d'appétit, beaucoup de choses à faire. Ce n'est pas encore l'heure de passer à un autre programme."

Q: Votre vie a-t-elle beaucoup changé après votre 2e place de juillet dernier ?

R: "Non. Certainement vis-à-vis du grand public mais ma vie d'athlète est restée la même. J'essaye toujours de privilégier le côté sportif."

Q: Vous vous êtes essayé à la course auto sur le Trophée Andros...

R: "C'était un interlude sympa dans la préparation hivernale qui reste quand même assez monotone, quelque chose que je ne me serais pas autorisé par le passé mais une journée à découvrir un autre sport n'est pas forcément néfaste pour l'entraînement. C'était un plaisir de s'initier et de rencontrer d'autres sportifs."

Q: Qu'allez-vous faire pour tenter de gagner une place sur le podium du Tour ?

R: "Je ne fais pas un focus sur le Tour de France. Je suis dans une démarche d'épanouissement, d'atteindre la plénitude de mes moyens que ce soit en terme physique ou d'expérience sur la course. La finalité est bien sûr d'amener de meilleurs résultats sur les courses mais je vois les choses de manière plus générale, j'essaye d'être meilleur dans ce que je fais au quotidien."

Q: Et en dehors du Tour ?

R: "Je vais essayer d'être plus précis, plus tranchant sur mes objectifs, moins dans l'attentisme comme j'ai pu l'être par le passé, quand je me satisfaisais d'un top 5, parfois d'un top 10. Il faut essayer d'être plus décisif dans les moments-clés sur les grandes courses. Avoir plus de sérénité, tenter de jouer à armes égales et parfois prendre nos responsabilités tout en restant humbles, parce que le vélo est l'école de l'humilité. J'ai envie de me mettre davantage en danger pour essayer de gagner une grosse course."

Q: Vous mettre en danger ?

R: "Cela ira de pair avec, j'espère, l'élévation de mon niveau physique. Si j'arrive à gagner quelques watts supplémentaires ou si je prends plus de risques, j'arriverai peut-être à faire mouche plutôt que de faire troisième ou quatrième sur les arrivées au sommet. Cet hiver, j'ai surtout travaillé pour être plus fort physiquement. L'expérience et les années pros derrière moi devraient aussi m'aider à avoir plus de recul pour faire les bons choix aux bons moments."

Q: Où en êtes-vous par rapport à 2016 ?

R: "L'an dernier, j'avais déjà couru à cette époque. On a retardé volontairement cette fois, il n'y a pas d'urgence. Mon coeur de saison est surtout le printemps et l'été. L'hiver, il faut être patient, travailler les bases à l'entraînement, ça me permettra d'avoir un surplus de motivation à la mi-saison quand certains commenceront à s'éroder."

Propos recueillis lors de la présentation de l'équipe à Paris.

jm/lrb