POLITIQUE
23/01/2017 05:44 EST | Actualisé 24/01/2017 11:06 EST

Citoyens au pouvoir: le co-porte-parole de «Rambo» Gauthier démissionne

QUÉBEC – Le co-porte-parole de Citoyens au pouvoir, Frank Malenfant, a annoncé lundi qu’il quitte ses fonctions.

«Ma confiance en la capacité qu’avait notre extraordinaire équipe de développer une culture d’ouverture d’esprit et de délibération démocratique, jusqu’à la mise sur pied d’une Assemblée Constituante citoyenne tirée au sort, n’est plus, et je ne peux pas tolérer d’être le co-porte-parole d’un nouveau message irrespectueux qui m’oblige à trahir le message central sur lequel j’ai bâti la confiance des citoyens depuis plus de trois ans», écrit-il dans un long message publié sur Facebook.

Il précise toutefois qu’il ne quitte pas en raison des prises de position parfois controversées de son nouveau co-porte-parole, Bernard «Rambo» Gauthier. «Je dois clarifier cela dit que ma décision n’a pas directement à voir avec l’arrivée de Bernard Gauthier comme co-porte-parole du parti. Malgré certains propos qui ont fait beaucoup parler, j’ai découvert en Bernard un homme humble et dédié qui veut vraiment se mettre au service de son monde», affirme Frank Malenfant.

Il blâme plutôt des changements au sein de la formation politique. «Or il s’est produit des transformations inattendues au sein du parti sous cette pression politique et médiatique qui ont mené avant moi au départ de collaborateurs que j’avais en haute estime : Mm. Richard Gauthier et Sylvain Drolet. J’ai aussi reçu les messages de plusieurs membres initiaux du parti qui ne pouvaient plus s’associer à notre message», poursuit-il.

Malgré tout, Frank Malenfant se dit également mal à l’aise avec certains propos qu’on peut associer à Bernard Gauthier. «Les nouveaux arrivants aussi ont droit à la dignité et aux meilleures chances d’intégration possible pour devenir des membres productifs de notre société. Je me dissocie publiquement de tous propos allant à l’encontre de ces valeurs que je me suis promis de servir pour le parti, et qui sont aussi fondamentalement les miennes», écrit Frank Malenfant.

Il déplore également un «discours populiste anti-intellectuel» maintenant véhiculé par la formation politique.

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