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22/01/2017 08:04 EST | Actualisé 23/01/2018 00:12 EST

Les Français invités aux urnes pour la primaire de la gauche

Les Français sont appelés aujourd'hui à choisir les deux personnalités qui s'affronteront au second tour de la primaire de la gauche en vue de la présidentielle, Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg faisant figure de favoris.

Déjà, plus de 400 000 personnes ont voté dans 63 % des bureaux de vote, a annoncé le président du comité d'organisation de la primaire de gauche.

Le Parti socialiste (PS) et ses alliés espèrent au moins 1,5 million à deux millions de votants pour créer une dynamique en faveur du vainqueur, que plusieurs sondages donnent pour l'instant cinquième du premier tour de la présidentielle.

La plupart des candidats ont d'ailleurs relayé dimanche matin l'appel du PS à se mobiliser fortement pour ce scrutin, jugé crucial pour l'avenir du parti.

Il faut que les Français, il faut que les électeurs aillent voter, c'est le plus important.

Manuel Valls

Si « la participation est forte, elle donnera beaucoup de légitimité à celui qui est choisi », a insisté Benoît Hamon, qui a voté à Trappes, dans les Yvelines.

« Je crois que malgré les discours ambiants, les Français vont avoir envie de saisir cette opportunité », a de son côté voulu croire Vincent Peillon, dans son bureau de vote parisien.

Arnaud Montebourg, qui a voté en Saône-et-Loire, s'est quant à lui dit « confiant », estimant que la présidentielle était accessible à la gauche.

« Le peuple de gauche n'est pas englouti, n'a pas disparu », a-t-il dit à la presse, se félicitant d'une forte mobilisation des électeurs, alors même que les premières estimations de participation à ce scrutin n'étaient pas connues.

Plus de quatre millions de personnes ont participé en novembre à la primaire de la droite et du centre remportée par François Fillon. En octobre 2011, 2,7 millions d'électeurs, selon le PS, avaient voté à la « primaire citoyenne » qui avait désigné François Hollande.

Un peu plus de 7 500 bureaux de vote ont ouvert dimanche matin à 9 h dans toute la France. Ils fermeront à 19 h (13 h, heure de l’Est). Les premiers chiffres de participation seront connus à la mi-journée.

L’avenir du PS remis en question

Les bons scores dans les sondages d'Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Économie qui a refusé de participer à la primaire, et de Jean-Luc Mélenchon, qui n'y participe pas non plus, perturbent depuis des semaines la campagne des socialistes et de leurs alliés.

Dans un entretien au Journal du dimanche, Jean-Luc Mélenchon estime d'ailleurs qu'un désistement du vainqueur de la primaire organisée par le PS en sa faveur ou en celle d'Emmanuel Macron « fait partie des probabilités ».

Tous les prétendants ont toutefois promis d'oeuvrer au rassemblement de la gauche, en excluant de se retirer au bénéfice d'un de ces deux candidats.

« Le PS existera après la présidentielle. Ce n'est pas un score électoral qui fait l'avenir définitif d'un parti », assure dans un entretien publié samedi par Le Parisien le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

Je trouve qu'on sonne le glas du PS trop tôt. Un parti ne disparaît pas comme cela. Il peut se disloquer. Mais s'il reste uni, il a toujours des chances de se ressourcer.

Jean-Christophe Cambadélis

Outre les trois favoris, les quatre autres candidats en lice pour cette consultation sont l'ancien ministre Vincent Peillon du PS, la radicale de gauche Sylvia Pinel, l'écologiste François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias du Front démocrate.

Les deux finalistes se retrouveront pour un ultime débat télévisé mercredi avant le second tour dimanche prochain.