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20/01/2017 04:10 EST | Actualisé 20/01/2017 04:10 EST

Une « force latérale » serait à l'origine de la panne majeure de métro

La Société de transport de Montréal (STM) privilégie maintenant la piste d'une « force latérale » pour expliquer l'usure d'une pièce sur des voitures du métro à l'origine de la panne d'une dizaine d'heures qui a paralysé la ligne orange du métro, samedi dernier.

C’est du moins la conclusion à laquelle est arrivée Polytechnique Montréal, dont l’expertise a été sollicitée par la STM pour élucider le mystère de l’arrêt de service.

« Le mode de défaillance ne correspond pas à une collision sur la voie ou à une fatigue prématurée », écrit la STM dans un communiqué pour expliquer l’usure anormale des frotteurs des trains AZUR.

Le problème serait survenu dans le contact entre les trains et les frotteurs dans les courbes ou les aiguillages, mais probablement pas sur une ligne droite, même si cela n'est pas totalement exclu. C'est la pièce qui tient le frotteur, qu'on appelle la table, qui s'est brisée.

La STM dit d’ailleurs poursuivre ses inspections de nuit « en se concentrant sur les appareils de voie des aiguillages et sur les courbes serrées d’où pourrait provenir la force latérale qui endommage les frotteurs ».

En attendant, les voitures AZUR, retirées de la circulation, ne seront pas remises sur rails.

La STM avait fait savoir lundi dernier que c’est l’usure inexpliquée d’un frotteur négatif - qui fait la jonction entre le train et les rails et transmet le courant - qui a provoqué la panne, en causant des bris importants à des équipements de signalisation sur son passage.

La société a installé des caméras sous les trains pour tenter de comprendre pourquoi des dommages ont été causés aux frotteurs des voitures AZUR et d'un train des vieux modèles MR-73. Les vidéos n’ont pas permis toutefois de détecter une quelconque anomalie.