POLITIQUE
19/01/2017 03:40 EST | Actualisé 19/01/2017 03:57 EST

Convergence des souverainistes: le départ de David ne change rien, dit Lisée

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, croit que le départ de Françoise David de Québec solidaire (QS) ne changera rien à ses aspirations de convergence des forces souverainistes. Mais son allié potentiel pourrait par contre être bien affaibli sans sa populaire coporte-parole, croit un observateur de la scène politique québécoise.

Selon le chef péquiste, le désir de convergence des forces souverainistes et progressistes fait partie de l'héritage de Françoise David.

Bref, avec ou sans elle, la volonté est là, et les deux formations politiques sont sur la même longueur d'ondes, a-t-il déclaré jeudi, quelques heures après l'annonce faite par la députée de Gouin quant à son départ à la retraite.

Il y a une volonté politique "sans précédent" d'aligner nos forces, a même lancé M. Lisée en point de presse.

Il va toutefois moins loin que son député Sylvain Gaudreault, qui a laissé entendre que la tâche serait désormais plus facile.

Celui-ci a déclaré, avant même la conférence de Mme David, que son départ allait provoquer un "rebrassage" qui allait peut-être permettre d'envisager la convergence.

Quant à Mme David, elle a refusé de commenter cette possible convergence _ ou alliance électorale _, soutenant que les décisions du parti n'étaient plus entre ses mains. Elle a toutefois réaffirmé son accord avec la position du conseil national de QS de s'ouvrir au dialogue avec les autres formations politiques _ mais pas à n'importe quelle condition.

Le professeur André Lamoureux, un politicologue chargé de cours en sciences politiques à l'UQAM, ne croit pas qu'une convergence serait plus _ ou moins _ facile sans Mme David.

Mais QS sera peut-être un allié moins intéressant s'il devient moins populaire auprès de la population. Ce qui est une possibilité, selon M. Lamoureux. Le spécialiste en politique québécoise et canadienne croit que QS perd sa principale voix avec le départ de Françoise David, une femme politique qui jouissait d'une grande notoriété.