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19/01/2017 09:45 EST | Actualisé 19/01/2017 09:45 EST

Au tour des étudiants de choisir leur film préféré

PCCQ

Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, Avant les rues, de Chloé Leriche, Les mauvaises herbes, de Louis Bélanger, Prank, de Vincent Biron, et Manoir, de Martin Fournier et Pier-Luc Latulippe, sont les cinq films finalistes au 6e Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ).

Dans les prochaines semaines, les étudiants et professeurs de 54 établissements de niveau collégial à travers le Québec visionneront ces cinq œuvres, sélectionnées parmi tous les titres québécois sortis dans les salles obscures dans la dernière année, et en débattront pour élire un coup de cœur.

Chaque école désignera ensuite un représentant, qui ira défendre le choix de son institution lors des délibérations provinciales, les 24 et 25 mars prochains, à Montréal. C’est ainsi que sera déterminé le cinéaste lauréat du 6e PCCQ, lequel remportera une bourse de 3000$.

Un 5 à 7 de rencontre entre le jeune public et les réalisateurs sélectionnés au PCCQ, en formule questions-réponses, est aussi au programme des Rendez-vous du cinéma québécois, le 24 février.

Le PCCQ a considérablement grandi en six ans. Alors qu’à la première édition, en 2012, 15 cégeps s’étaient inscrits à l’activité, c’est aujourd’hui plus d’une cinquantaine d’adresses scolaires qui y participent. L’objectif de l’événement est de sensibiliser les jeunes au cinéma québécois, de les encourager à développer leur sens critique et leur habileté à défendre leur point de vue et d’élargir leurs horizons culturels.

Les cinq films nommés et soumis aux collèges sont choisis par un comité formé de spécialistes du septième art québécois et professionnels de l’industrie (journalistes, analystes, diffuseurs, etc).

Chorus, de François Delisle (2016), Tu dors Nicole, de Stéphane Lafleur (2015), Vic + Flo ont vu un ours, de Denis Côté (2014), Laurence Anyways, de Xavier Dolan (2013) et En terrains connus, de Stéphane Lafleur (2012) ont tous déjà été sacrés gagnants du Prix collégial du cinéma québécois.

Porte-parole fidèle

Micheline Lanctôt est porte-parole du PCCQ depuis la mise sur pied de la distinction et prend son rôle très à coeur. Aux prises avec une sinusite, jeudi, lorsqu’on a dévoilé la liste des finalistes 2017, au Cinéma Beaubien, la réalisatrice tenait quand même à être présente pour l’annonce officielle.

«Je trouve que c’est important, et c’est un vrai plaisir d’y être associée, a commenté celle qui joue dans les séries O’ et Fatale Station. Les étudiants et les professeurs sont formidables. J’ai tellement souvent reçu des témoignages formidables des étudiants, qui me disaient qu’ils voyaient alors pour la première fois un film québécois et qu’ils ne savaient pas que ça pouvait être si bon que ça. Des réalisateurs qui ont gagné le prix m’ont dit qu’ils étaient très émus, que c’était le prix le plus important pour eux. Pour moi, ce n’est pas une corvée…»

Micheline Lanctôt a beau avoir depuis longtemps dépassé l’âge du cégep et ne pas être une youtubeuse ou une vedette de VRAK, aux dires de Pierre Fontaine, coordonnateur du PCCQ, le choix de la dame comme ambassadrice du concours va de soi, étant donné que celle-ci répond à plusieurs critères.

«C’est une réalisatrice dont on aime vraiment beaucoup les films. C’est aussi une professeure de cinéma à l’Université Concordia, et on trouvait que c’était important. Mais aussi, et surtout, c’est une femme qui symbolise l’histoire du cinéma québécois des 50 dernières années. Aussi, ce sont souvent les professeurs qui font le marketing du PCCQ auprès des étudiants. Mais les étudiants aiment vraiment Micheline, ils savent qui est cette femme-là», a résumé Pierre Fontaine.

«L’an dernier, j’ai fait un petit speech que les jeunes ont l’air d’avoir apprécié», a souri la principale intéressée, confirmant ainsi les propos de son collègue.

Du côté des finalistes, l’honneur est toujours grand d’être cité au PCCQ. Du lot pour la première fois, Louis Bélanger trouve intelligente cette entreprise, une autre qui contribue à faire rayonner le grand écran de chez nous.

«C’est un public qu’il faut aller chercher, a observé le «père» des Mauvaises herbes, long-métrage qui vient également de décrocher quatre nominations aux Prix Écrans canadiens. C’a beaucoup de vertu, comme initiative. En même temps, il faut avoir nous-mêmes l’intelligence d’aller chercher les jeunes, mais il faut provoquer des rencontres. J’aimerais être une mouche sur le bord de la fenêtre pour assister aux délibérations et aux discussions…»

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