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Le temps presse pour Chris Jones et les Roughriders

BILLET - L'ère Darian Durant s'est officiellement terminée en Saskatchewan lorsque Chris Jones a échangé le quart-arrière étoile aux Alouettes de Montréal. Ce départ laisse un trou béant chez les Roughriders à la position la plus importante au football et les questionnements sont nombreux dans la nation Rider à quelques mois du premier match au nouveau stade Mosaic.

Un texte de Simon Roberge

Au moment d’écrire ces lignes Bryan Bennett, Brandon Bridge, Jake Waters, G.J. Kinne et Mitchell Gale (il deviendra agent libre en février) font partie de l’organisation. On peut toutefois affirmer sans peur de se tromper qu’aucun d’entre eux n’a prouvé avoir l’étoffe d’un partant.

Dans la catégorie « remplacer quatre trente sous pour une piastre », Kevin Glenn, Henry Burris, Ricky Ray et Travis Lulay pourraient être disponibles, mais je vois mal Chris Jones justifier cette décision.

D’autres noms circulent comme Dan LeFevour, Matt Nichols, Jeremiah Masoli et Drew Tate, mais bien franchement, la seule option existante pour les Riders est celle de James Franklin, le quart-arrière substitut des Eskimos d’Edmonton.

Il est l’athlète avec le plus de potentiel en ce moment dans la LCF et c’est Chris Jones lui-même qui l’a amené avec les Eskimos en 2015.

Le problème c’est que Franklin est sous contrat avec les Eskimos pour la prochaine campagne.

Est-ce qu'Ed Harvey, le directeur général, acceptera d’échanger Franklin à un rival de division?

Est-ce qu’il acceptera de conclure une transaction avec Chris Jones, qui a pris la poudre d’escampette avec tous les entraîneurs de l’équipe après la victoire de la Coupe Grey en 2015?

La réponse est probablement oui, mais à un prix exorbitant.

Tous ceux qui ont déjà joué au Monopoly comprendront.

Quelle est votre attitude lorsque vous avez une série complète pour bâtir des hôtels (Mike Reilly est votre quart arrière partant et vous venez de connaître trois saisons gagnantes) et que votre adversaire (les Roughriders dans ce cas-ci) a désespérément besoin d’une de vos propriétés pour pouvoir se lancer dans la partie?

La solution gagnante est de le laisser décrépir jusqu’à ce qu’il vous offre la lune et je ne vois pas pourquoi les Eskimos agiraient autrement.

Si tout cela ne fonctionne pas pour le Vert et Blanc, il reste toujours l’option de dénicher une perle rare au sud de la frontière.

Chris Jones a donné Bo Levi Mitchell en exemple lors de son point de presse, mais les Riders ont essayé sept quarts en plus de Darian Durant lors de la dernière année et aucun ne s’est élevé au-dessus de la mêlée. C’est donc peut-être plus facile à dire qu’à faire.

Les gens attendent de Chris Jones qu’il sorte un lapin de son chapeau, mais ses options semblent plutôt limitées. Avec l’ouverture du nouveau stade prévue dans environ cinq mois, le temps commence à presser pour celui qui a été identifié comme le sauveur de cette franchise.

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