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14/01/2017 18:47 EST | Actualisé 15/01/2018 00:12 EST

Japon: échec de l'expérimentation d'une mini-fusée

L'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) a tiré dimanche matin une mini-fusée expérimentale, mais a annoncé un peu plus tard qu'elle n'avait pas réussi à remplir sa mission.

"L'expérimentation a échoué", a déclaré le professeur Hiroto Habu, responsable du programme au sein de la Jaxa, au cours d'une conférence de presse trois heures après le tir.

"Nous allons examiner les causes des problèmes et juger" des décisions à prendre pour la suite, a-t-il ajouté, soulignant néanmoins que des enseignements importants seraient tirés de cette tentative.

"Nous donnerons plus d'informations sur les causes de l'échec quand nous aurons pu tout étudier en détail", a promis ce scientifique.

Après un report de quelques jours pour cause de mauvais temps, le lanceur avait décollé dimanche peu après 08H30 locales (samedi 23H30 GMT) depuis une base du sud-ouest de l'archipel.

L'engin, appelé SS-520 N°4 (quatrième exemplaire) et mesurant un peu plus de 9 mètres de hauteur, transportait un mini-satellite d'observation de la surface terrestre.

"Le premier étage a fonctionné normalement, mais en cours de vol, la réception des signaux n'a pu se faire et nous avons stoppé le moteur du deuxième étage", a expliqué l'agence dans un communiqué diffusé un peu moins de deux heures après le décollage.

"Nous n'avons pas pu avoir les données dont nous avions besoin en provenance de la fusée, mais nous ignorons encore pour quelle raison exactement, si c'était un problème de transmission ou autre", a indiqué M. Habu.

"Nous avons confirmé que la fusée était retombée dans la zone maritime prévue", a précisé l'agence qui n'envisage pas pour le moment de récupérer les parties tombées en mer.

La SS-520 était présentée comme une des plus petites fusées du monde et comme une des premières du Japon à intégrer des technologies développées par des sociétés japonaises qui ne travaillent généralement pas pour le secteur aérospatial, comme le spécialiste de la photo, de l'optique et de la bureautique Canon.

"Il ne faut pas en conclure que là se trouve la raison de l'échec. On ne peut pas faire un lien de cause à effet entre l'implication de ces sociétés et l'échec", a insisté à plusieurs reprises M. Habu.

Le premier exemplaire de ce type de lanceur avait été utilisé en 1998, mais des parties ont été nouvellement développées au fil des versions.

Cet échec intervient alors que par ailleurs les plus grosses fusées japonaises (H-2A, H-2B) ont connu depuis une douzaine d'années une série de succès qui avaient donné confiance au Japon dans son industrie aérospatiale.

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