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14/01/2017 12:24 EST | Actualisé 15/01/2018 00:12 EST

Equateur: nouvelle réunion "fructueuse" entre le gouvernement colombien et l'ELN

Le gouvernement colombien et la guerilla de l'ELN ont eu samedi une nouvelle réunion "fructueuse" en Equateur, avec pour objectif de fixer une date pour l'ouverture formelle des négociations de paix, a annoncé le chef de la délégation gouvernementale, Juan Camilo Restrepo.

"Nous espérons aller de l'avant pour parvenir rapidement à la table de négociations", a indiqué l'officiel colombien sur son compte twitter.

L'Armée de libération nationale (ELN, guerilla guévariste) a indiqué pour sa part, également sur twitter, que la deuxième journée des discussions, samedi, s'était terminée "de façon positive" et qu'elles "se poursuivront".

Ces discussions se déroulent depuis vendredi à huis clos et en dehors de la presse, dans les environs de la localité d'Ibarra, dans le nord de l'Equateur. Le lieu exact est gardé secret.

"Les réunions des deux délégations se poursuivront résolument", a ajouté la guerilla sur twitter.

"Les réunions se poursuivront demain (dimanche)", a indiqué pour sa part une source du gouvernement colombien proche des pourparlers.

L'objectif de ces discussions est de fixer une date pour l'ouverture formelle des négociations de paix, après près de trois années de contacts confidentiels bilatéraux.

Après l'accord de paix signé avec les Forces armées révolutionnaires (Farc, marxistes) après 52 ans de confrontation armée, il reste au gouvernement colombien à régler le conflit avec l'ELN, seule guérilla active dans le pays à ce jour, issue comme les Farc d'une insurrection paysanne en 1964 et qui compte encore environ 1.500 combattants.

Bogota demande la libération de l'ex-député Odin Sanchez, détenu depuis avril par l'ELN, pour entamer les négociations de paix. De son côté, l'ELN réclame la grâce de deux guerilleros

Si les négociations formelles se concrétisent, l'Equateur accueillera le premier round.

Les autres se tiendront dans des pays impliqués dans le processus de paix: le Brésil, Cuba, le Chili, la Norvège et le Venezuela.

Depuis les années 1960, le conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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