POLITIQUE
14/01/2017 01:40 EST

Bernier et Blaney ne s'inquiètent pas des appuis reçus par Andrew Scheer

Chris Wattie / Reuters
Canada's Minister of State for Small Business and Tourism Maxime Bernier speaks during Question Period in the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa October 28, 2011. REUTERS/Chris Wattie (CANADA - Tags: POLITICS)

Les deux candidats québécois à la direction du Parti conservateur, Maxime Bernier et Steven Blaney, ne s'inquiètent pas de l'appui de quatre députés conservateurs du Québec au saskatchewanais Andrew Scheer. Ils en ont profité pour dire qu'ils annonceraient sous peu de nouveaux appuis.

Au cours des dernières heures, Maxime Bernier a reçu le soutien du député de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, selon ce que rapporte le quotidien La Presse. En entrevue à La Presse canadienne, M. Bernier a également rappelé que l'ancien ministre Tony Clement s'était rallié à sa campagne après avoir abandonné la course.

Quant à Steven Blaney, il compte annoncer au cours des prochaines semaines des appuis de "personnes clefs au sein de notre formation politique". En entrevue, il a pour sa part souligné que son président de campagne est membre du caucus conservateur, le sénateur Jean-Guy Dagenais.

Cette semaine, les députés Sylvie Boucher, Alain Rayes, Luc Berthold et Pierre Paul-Hus ont créé une onde de choc en annonçant leur appui à M. Scheer, lors d'un point de presse organisé à Québec.

Le député de Beauce, Maxime Bernier, respecte la décision de ses quatre collègues québécois et a affirmé savoir exactement pourquoi ils lui ont tourné le dos. Il a expliqué que c'est sa position de principe sur l'abolition de la gestion de l'offre en agriculture qui est inacceptable pour eux.

"Je veux que les Québécois puissent économiser 500 $ dollars par année par famille et je veux faire en sorte que le prix des oeufs, du lait et du poulet diminue de moitié", a-t-il argué. Il a plaidé que des tarifs de près de 300 pour cent sont imposés sur ces produits et que "la gestion de l'offre est un cartel". "Pour moi, ça doit cesser pour le bien des consommateurs", a-t-il fait valoir.

Il a dit respecter ses collègues députés qui croient que la gestion de l'offre est le meilleur système pour les consommateurs canadiens, ajoutant qu'il voulait créer "un débat d'idées" à ce sujet.

De son côté, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, pense que M. Scheer "a clairement démontré une méconnaissance des enjeux de Québec" lors de son passage dans la capitale nationale.

Il a trouvé décevant que M. Scheer, alors qu'il était dans la région métropolitaine de Québec, ait refusé d'appuyer "le projet le plus important pour la collectivité, c'est-à-dire la mobilité urbaine et le projet d'un troisième lien à l'Est de Québec".

"On s'attend à une meilleure préparation de la part de quelqu'un qui se dit en mode séduction", a-t-il fait valoir.