NOUVELLES
14/01/2017 03:51 EST | Actualisé 15/01/2018 00:12 EST

Angleterre - Manchester United-Liverpool: le renouveau Mourinho contre le chatoyant Klopp

Les grands rivaux Manchester United et Liverpool s'affrontent dimanche en clôture de la 21e journée de Premier League, mais le duel qui allèche l'Angleterre est davantage celui entre José Mourinho et Jürgen Klopp, deux entraîneurs aux trajectoires bien différentes depuis le début de la saison.

. Le coup de "Mou" est derrière lui

Mourinho et ManU vont mieux. Fin octobre, le technicien s'épanchait sur Sky Sports: coincé seul dans son hôtel cinq étoiles, chassé par les paparazzi, loin de sa famille restée à Londres, les Red Devils seulement 7e... Bref, la "triste" situation prenait des allures de "désastre".

Mais depuis deux mois, quel retournement! ManU n'est que 6e, mais à seulement trois points des places qualificatives pour la Ligue des champions, et les Red Devils cherchent dimanche à accrocher une dixième victoire de suite toutes compétitions confondues.

Que s'est-il passé? La méthode Mourinho commence tout simplement à porter ses fruits.

Le Portugais a complètement changé la culture du club. Elle était très rigide sous Louis van Gaal alors que Mourinho et son adjoint Faria sont des boute-en-train qui passent leur temps à chambrer les joueurs, selon le Daily Mail.

L'entraîneur de 53 ans a su créer un lien, une ambiance, malgré les mauvais résultats décevants. C'est un ingrédient de ses succès passés, c'en est un du renouveau mancunien.

La réaction de Fellaini après son but victorieux dans les derniers instants contre Hull en demi-finale aller de Coupe de la Ligue en est une preuve. L'accolade du Belge, soutenu malgré les mauvaises performances, était celle d'un joueur reconnaissant.

Et puis, Mourinho a réussi à tirer le meilleur de ses joueurs. Mkhitaryan est redevenu bon après des débuts difficiles. Phil Jones a été relancé. Herrera, Mata et Carrick ont émergé comme des joueurs-clefs.

Et Pogba joue de plus en plus comme un joueur à 105 millions d'euros..

"En terme de confiance et de mentalité, c'est la meilleure période depuis que je suis arrivé ici", expliqué Mata, un joueur dont Mourinho n'avait pas voulu à Chelsea.

Quant à Ibrahimovic, il est redevenu "Zlatan" (13 buts en championnat) et fédère. "Je le dis depuis le début: petit à petit, nous allons nous améliorer (...) Maintenant, on peut voir notre identité en tant qu'équipe", a assuré le Suédois. Pour "Ibra", il fallait juste que ça "clique".

. Klopp, le pouvoir du charisme

Pour l'Allemand, tout va bien, merci. Après un peu plus d'un an en Angleterre, le bouillant technicien à l'aura de rockstar a pris la mesure de la Premier League.

Liverpool joue les premiers rôles depuis le début de la saison et séduit avec son football fluide et pétillant.

Armé de son charisme et de ses principes offensifs (meilleure attaque de Premier League avec 48 buts en 20 journées), il a redonné du lustre à des Reds qui en manquaient cruellement. Il a aussi redonné des espoirs de titres chez des fans en perdition.

Klopp a aussi réussi à faire de Lallana un sacré buteur (7 buts en championnat), de Milner un très bon arrière gauche, de Sané un ailier étincelant, et de Philippe Coutinho un formidable maître à jouer.

Seul ombre au tableau, l'Allemand, qui ne dispose pas de l'effectif mancunien, tend à trop faire tourner. Ce manque de stabilité a parfois coûté cher en défense. Sa gestion des gardiens, entre un Karius peu sûr et un Mignolet prompt à la boulette, n'est pas non plus à mettre à son crédit.

Son seul vrai problème est le manque d'argent. Pour faire des Reds un futur champion, il faudra sans doute investir (dès cet hiver). Et là, Klopp n'a pas la liberté de Mourinho.

mam/lrb

MANCHESTER UNITED