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12/01/2017 14:37 EST | Actualisé 13/01/2018 00:12 EST

Syrie: Moscou d'accord pour que Washington vienne aux pourparlers à Astana, selon Ankara

La Russie est d'accord pour que les Etats-Unis participent le 23 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan, aux pourparlers sur le règlement du conflit en Syrie, a affirmé jeudi soir le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.

"Les Etats-Unis devraient certainement être invités, et nous sommes tombés d'accord sur ce point avec la Russie", a déclaré le ministre des Affaires étrangères turc à des journalistes à Genève, en marge des discussions sur Chypre.

Ces pourparlers de paix sur l'avenir de la Syrie, parrainés par la Russie, l'Iran et la Turquie, sont prévus le 23 janvier.

Ces discussions d'Astana ont été annoncées par la Russie et la Turquie après que les deux pays sont parvenus à un nouveau cessez-le-feu en Syrie, et ce pour la première fois sans l'implication des Etats-Unis, acteur présent à toutes les discussions ayant mené aux trêves précédentes.

Cette énième trêve est entrée en vigueur le 30 décembre à minuit et est toujours officiellement en application, même si des combats continuent dans certaines zones du pays.

"Nous devons maintenir ce cessez-le-feu, cela est essentiel pour les négociations d'Astana", a insisté M. Cavusoglu à Genève, en précisant que les invitations pour les discussions au Kazakhstan devraient probablement être envoyées la semaine prochaine, et que donc Washington devrait être présent.

"Personne ne peut ignorer le rôle des Etats-Unis. Et ceci est une position de principe pour la Turquie", a-t-il insisté: "Ceux qui ont contribué ou qui devraient contribuer devraient être là, et pas seulement pour être sur la photo de famille, vous voyez ce que je veux dire", a-t-il ajouté, en sous-entendant que les Etats-Unis ne seront donc pas à Astana seulement pour faire acte de présence.

Le but de ces discussions "est de parvenir à une solution politique, qui est la meilleure solution", a insisté M. Cavusoglu.

La réunion d'Astana doit normalement constituer un préalable à des négociations de paix à Genève, sous l'égide des Nations unies, négociations que l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura a fixées au 8 février.

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