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12/01/2017 09:14 EST | Actualisé 13/01/2018 00:12 EST

Rapport Trump: un ex-agent à l'excellente réputation, mais doutes sur le rapport (sources renseignement)

Christopher Steele, l'auteur présumé du rapport controversé sur Donald Trump et la Russie, est présenté comme un ex-agent du renseignement britannique à l'excellente réputation par plusieurs sources proches des services de renseignement qui doutent cependant de la crédibilité du rapport.

Christopher Steele a été présenté par le Wall Street Journal comme l'auteur du rapport controversé sur Donald Trump, faisant état de nombreuses allégations compromettantes sur le président élu américain, notamment l'existence d'une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d'informations pendant près d'une décennie avec le Kremlin.

Une source proche des services de renseignement a affirmé à l'AFP "connaître" Christopher Steele et Christopher Burrows, co-directeurs du cabinet de conseil londonien "Orbis Business Intelligence", assurant qu'ils ont "bonne réputation et qu'il est impossible qu'ils aient fabriqué ce rapport".

"Mais, je ne peux pas en dire autant concernant leurs sources", a-t-elle ajouté, jugeant que "le rapport n'est pas crédible parce qu'il ne contient pas de réserves".

Une autre source, ancien acteur du renseignement passé dans le secteur privé, a indiqué sous couvert d'anonymat à l'AFP que l'anglais dans lequel est écrit le rapport laisse penser que des passages n'ont pas été rédigés par un Britannique mais probablement "par un sous-traitant russe".

Cette source estime que le rapport a été écrit dans l'urgence et que "des passages ont été copiés-collés des informations transmises par le sous-traitant sans être remis en question".

Elle ajoute qu'elle aurait immédiatement licencié l'auteur d'un tel rapport.

Selon le Wall Street Journal, qui cite un ancien agent de la CIA, Christopher Steele a travaillé plusieurs années à Moscou pour le MI6, le renseignement extérieur britannique, et jouit d'une bonne réputation dans le milieu.

Il aurait ensuite travaillé pour la police fédérale américaine (FBI) sur la corruption à la fédération internationale de football (Fifa), écrit le Telegraph citant des responsables américains.

Selon d'anciens collègues de Christopher Steele cités par le quotidien britannique The Guardian, c'est un professionnel méticuleux et prudent considéré comme "très crédible".

Un ancien responsable du ministère britannique des Affaires étrangères qui connait cet ancien agent depuis 25 ans et le considère comme un ami, a assuré au Guardian que "l'idée que son travail puisse être un faux ou une opération digne des pieds nickelés est complètement incorrecte. Chris est un professionnel expérimenté et très estimé. Ce n'est pas le genre de personne qui colporterait des ragots".

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