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12/01/2017 11:29 EST | Actualisé 13/01/2018 00:12 EST

Les disparités régionales de l'immobilier canadien devraient s'atténuer en 2017

TORONTO — Les disparités régionales extrêmes du marché immobilier canadien devraient s'amenuiser en 2017, alors que les secteurs en surchauffe devraient ralentir pendant que les autres accélèrent, a estimé jeudi la firme de services immobiliers Royal LePage.

Dans son plus récent rapport, Royal LePage affirme que cette tendance sera alimentée par une baisse des prix dans le Grand Vancouver et une solide croissance des prix, malgré un ralentissement, dans le Grand Toronto.

Entre-temps, les prix au Québec, dans les provinces atlantiques et en Alberta devraient grimper, selon la firme.

L'indice des prix des propriétés de Royal LePage a grimpé de 13 pour cent, sur une base annuelle, pour atteindre 558 153 $ au quatrième trimestre de l'an dernier.

Selon la firme, il s'agit de la plus forte augmentation annuelle de cet indice en plus de 10 ans.

Le prix des maisons à deux étages a mené la charge, avec une croissance de 14,3 pour cent à 661 730 $. Celui des copropriétés a connu une croissance plus modeste de 7,4 pour cent, pour s'établir à 356 307 $.

Dans ses perspectives, Royal LePage prédit que le prix des maisons progressera de 2,8 pour cent cette année, par rapport à la fin de 2016.

«Les disparités des prix des maisons entre les régions canadiennes n'ont jamais été aussi importantes que ce que nous avons connu en 2016, avec des taux extrêmes de croissance atteignant les deux chiffres dans certaines villes ou zéro voire négatifs dans d'autres», a observé le président et chef de la direction de la firme, Phil Soper, dans un communiqué.

«En 2017, nous anticipons que le marché se détournera progressivement des disparités régionales extrêmes en matière de prix, et c'est une très bonne chose.»

Royal LePage prédit en outre que les prix de la grande région de Vancouver reculeront de 8,5 pour cent pour renouer avec leurs niveaux d'avril 2016.

«Tandis que les prix du logement dans le Grand Vancouver resteront les plus élevés au pays, une réinitialisation des prix offrira une pointe de soulagement nécessaire au Lower Mainland et aidera à relancer l'activité globale des acheteurs dans la région», a précisé M. Soper.

Les prévisions étaient bien différentes pour le marché immobilier de Toronto, pour lequel «il n'y a pas de soulagement en vue» et où la hausse des prix devrait être de 10 pour cent cette année, selon M. Soper. Ce dernier a observé que les données économiques fondamentales de la région torontoise restaient solides.

Les hausses de prix devraient être de 4,0 pour cent dans la région du Grand Montréal, de 2,5 pour cent à Calgary et de 2,0 pour cent à Halifax, selon les perspectives de Royal LePage.