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12/01/2017 04:00 EST | Actualisé 13/01/2018 00:12 EST

L'Arabie optimiste sur une stabilisation du marché pétrolier

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh s'est dit optimiste jeudi sur la perspective d'une stabilisation du marché pétrolier, toujours volatile, grâce à la réduction de la production et une reprise de la demande.

"Je pense que l'accord tiendra entre nous, pays de l'Opep, et pays non membres de l'Opep", a déclaré M. Faleh lors d'une conférence énergétique organisée à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.

"Je suis confiant (dans le fait que) l'engagement pris par 25 pays (Opep et non-Opep de réduire la production) et que l'augmentation de la demande, ainsi que le déclin (de la production), équilibreront le marché et que les prix reprendront rapidement", a-t-il dit.

"En 2017, nous nous attendons à ce que la demande continue d'augmenter au même rythme que nous avons connu récemment et qui est de l'ordre d'un million de barils", a-t-il ajouté.

"En tant que producteur responsable, comme nos frères du Conseil de coopération du Golfe --qui regroupe outre l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Koweït, Oman et le Qatar--, nous voulons la modération", a souligné le ministre saoudien.

"Nous voulons réduire la volatilité, (même) si nous ne pouvons pas l'éliminer", a-t-il ajouté, souhaitant des prix qui aident à maintenir la production et à favoriser la consommation, tout en disant ne pas avoir d'"objectif spécifique" concernant le niveau de ces prix.

L'Opep, dont l'Arabie saoudite est un poids lourd, a commencé à mettre en oeuvre le 1er janvier deux accords de baisse de l'offre, l'un en son sein et l'autre avec d'autres pays comme la Russie, mais le marché reste hésitant et les spéculations semblent s'accentuer en attendant les premiers chiffres sur les réductions de la production d'ici la fin du mois.

Les cours du pétrole ont nettement augmenté mercredi et ainsi partiellement effacé un très mauvais début de semaine.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a gagné 1,43 dollar à 52,25 dollars sur le contrat pour livraison en février au New York Mercantile Exchange (Nymex), alors qu'il avait plongé de plus de trois dollars au total lors des deux précédentes séances.

M. Faleh a assuré, sans donner de chiffres, que son pays avait commencé à réduire sa production et que "la réduction dépasse les engagements pris".

Le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, s'est félicité de l'engagement de réduction pris par les producteurs Opep et non Opep, le qualifiant de "sans pareil".

Le ministre irakien du Pétrole Jabbar al-Luaibi a quant à lui assuré que son pays avait réduit sa production de 170.000 barils par jour et qu'il allait y ajouter 40.000 barils, tout en souhaitant un prix à 65 dollars le baril.

Son homologue koweïtein Essam al-Marzouk a indiqué que la production de son pays était de 3 millions de barils par jour fin 2016 et qu'elle avait été réduite de plus de 133.000 barils depuis.

Il a assuré que l'accord de réduction de la production des membres et non membres de l'Opep était respecté à 60%, mais qu'il fallait attendre la fin du mois pour avoir une idée plus précise sur le niveau des réductions.

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