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12/01/2017 01:55 EST | Actualisé 13/01/2018 00:12 EST

Corée du Sud: Ban Ki-moon de retour, toujours sibyllin sur son avenir politique

L'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est rentré jeudi en Corée du Sud, sans toutefois répondre à la question de son éventuelle candidature à la présidence du pays.

"J'ai beaucoup réfléchi et pensé à la façon dont je pourrais le mieux mettre à disposition mon expérience et mes connaissances en tant qu'ancien secrétaire général de l'ONU", a-t-il dit à la télévision à son arrivée dans un pays dont la présidente Park Geun-Hye a été destituée le mois dernier.

M. Ban, dont le mandat à la tête de l'ONU s'est achevé le 31 décembre, a déclaré aux centaines de personnes venues l'accueillir à l'aéroport d'Incheon qu'il allait rencontrer la population cette semaine avant de prendre "une décision altruiste".

Son retour intervient à un moment où la Corée du Sud est plongée dans la plus grande incertitude politique.

Le Parlement a voté début décembre la destitution de Mme Park, emportée par un retentissant scandale de corruption et de trafic d'influence qui a entraîné depuis plusieurs mois des manifestations monstres dans le pays.

Ce limogeage anticipé doit encore être entériné par la Cour constitutionnelle. Le cas échéant, une présidentielle devrait être organisée dans les 60 jours.

"Cela me brise le coeur", a déclaré M. Ban au sujet de la crise politique. "Nous ne devons jamais oublier la volonté du peuple qui s'est exprimée dans les rues."

Diplomate de carrière, Ban Ki-moon n'a jamais été encarté politiquement dans son pays, bien qu'il fut de 2004 à 2006 le ministre des Affaires étrangères du président libéral Roh Moo-Hyun.

On ignore si, dans l'hypothèse d'une candidature, M. Ban se présenterait sous l'étiquette du Saenuri au pouvoir, ou du parti conservateur.

L'ancien secrétaire général de l'ONU est crédité en Corée du Sud de 20,3% d'opinions favorables, selon un sondage publié jeudi.

Son départ des Nations unies a cependant été terni par l'inculpation, mardi à New York, de son frère et de son neveu pour des faits de corruption d'un responsable du Moyen-Orient liés à une vente d'immeuble au Vietnam.

Quand l'affaire était sortie, M. Ban avait dit qu'il n'était "pas au courant des activités de son neveu".

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