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10/01/2017 07:57 EST | Actualisé 11/01/2018 00:12 EST

Brésil : 200 hommes mobilisés pour renforcer la sécurité des prisons

Le gouvernement brésilien a déployé mardi 200 hommes de la Force Nationale pour renforcer la sécurité dans les États d'Amazonie et de Roraima (Nord), où 100 détenus ont été sauvagement massacrés la semaine dernière.

Les premiers agents de cette force spéciale, qui regroupe policiers militaires, civils, pompiers et experts en sécurité, sont arrivés vers 3h00 du matin (7h00 GMT) à Manaus (Amazonie) où un affrontement entre factions criminelles a fait 56 morts dans la nuit du 1er au 2 janvier, au complexe pénitencier Anisio Jobim (Compaj).

Selon le ministère de la justice, 100 hommes ont été envoyés en Amazonie et 100 autres à Roraima.

Au total, le gouvernement a répondu aux sollicitations de sept États du nord et de l'ouest du pays, avec entre autres l'envoi d'équipements et le transfert de détenus vers des prisons fédérales.

Lundi, le ministre de la justice, Alexandre de Moraes, a assuré que la Force Nationale "ne pourra pas se substituer à la police pénitentiaire".

La mission des renforts envoyés par le gouvernement sera donc d'assurer la sécurité aux alentours des prisons et de contribuer à la recherche des fugitifs qui se sont évadés à Manaus (Amazonie).

Selon les derniers chiffres des services de sécurité de l'État d'Amazonie, 70 des 184 détenus qui se sont enfuis ont déjà été capturés.

Créée en 2004, par décret du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), la Force Nationale est mobilisée en cas de catastrophe ou lors de grands événements, comme ce fut le cas lors des Jeux de Rio-2016 ou du Mondial-2014.

Vendredi, Uziel Castro, secrétaire à la justice de l'État de Roraima, avait déploré le fait que le gouvernement fédéral n'ait pas répondu aux demandes des autorités locales d'envoyer la Force Nationale en renfort à la suite du massacre de 10 détenus dans la même prison.

La situation est au moins aussi chaotique en Amazonie. Après le massacre de Manaus, 130 détenus ont été transférés dans une prison du centre-ville de Manaus rouverte pour l'occasion, après avoir été fermée en octobre pour raisons sanitaires.

Dimanche, quatre détenus ont été massacrés dans cette prison, trois d´entre eux décapités.

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