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Ces artistes sont plus que réticents à voir leurs œuvres sur les murs d'Ivanka Trump

Les artistes savent bien qu'Ivanka Trump, fille et Première dame bis du président élu, est une collectionneuse passionnée d'art contemporain. Un rapide coup d'œil à son compte Instagram nous la montre entourée de ses enfants et de ses sacs à main dans sa résidence, au beau milieu d'œuvres d'artistes renommés tels que Christopher Wool, Dan Colen, Alex Israel ou encore Alex Da Corte.

Ivanka, qui n'était qu'une riche femme d'affaires doublée d'une mondaine aux goûts respectables, va devenir une personnalité influente dans le futur gouvernement Trump. Or, les artistes n'ont guère envie d'être associés à cette famille. Le changement radical d'orientation politique a fait l'effet d'une douche froide pour les artistes et marchands d'art qui avaient l'habitude de collaborer avec la famille d'Ivanka ou de lui vendre des œuvres, car ils ont l'impression d'être les complices de l'intolérance et de l'ignorance qui transparaissent dans les discours de Trump ou dans le choix de ses collaborateurs au gouvernement.

Shimmying my way into the weekend! #TGIF

Une vidéo publiée par Ivanka Trump (@ivankatrump) le

Dans un article publié par l'agence Bloomberg, plusieurs artistes condamnent publiquement Ivanka et lui demandent de retirer leurs œuvres de sa propriété. M. Da Corte, qui vit à Philadelphie, s'est adressé à elle dans un message sur Instagram :

Post #Thanksgiving dinner. Is it too early for seconds? 😉

Une photo publiée par Ivanka Trump (@ivankatrump) le

L'artiste avait participé le mois dernier à une manifestation devant le Puck Building, à Manhattan (qui appartient à la famille du mari d'Ivanka), aux côtés de Marilyn Minter, Jonathan Horowitz et Rob Pruitt. L'objectif de leur campagne, intitulée «Chère Ivanka», est d'interpeler la jeune femme au sujet des propos, tweets, nominations et projets de son père.

Certains progressistes des grandes villes côtières pensent qu'il est impossible de raisonner avec Donald Trump, mais sa fille leur paraît plus accessible, et donc potentiellement plus ouverte.

«Elle fréquente le monde de l'art, ce que l'on appelle parfois la ''bulle progressiste de New York''», explique la conservatrice Alison Gingeras, l'une des leaders du mouvement, au New Yorker. «Nous savons déjà qu'un dialogue est possible, et c'est pour cela que nous faisons appel à ses intérêts personnels.»

Pour l'instant, Ivanka n'a pas encore répondu aux manifestants, ni à leurs nombreuses inquiétudes. Tant qu'elle ne se sera pas décidée à le faire, le monde de l'art devra continuer à prendre position.

La fracture économique entre ceux qui achètent et ceux qui produisent l'art ne date pas d'hier. Plus que jamais, les artistes qui défendent les droits des communautés marginalisées et se battent contre la normalisation de la haine s'aperçoivent que ce marché n'a rien d'apolitique.

Comme le dit Bill Powers, un marchand d'art qui a vendu une œuvre de Louis Eisner à Ivanka en 2013, «de nombreux artistes semblent mal à l'aise à l'idée d'être associés à l'image d'Ivanka Trump.»

Such a surreal moment to vote for my father for President of the United States. 🇺🇸 #ElectionDay #MAGA #Voted

Une photo publiée par Ivanka Trump (@ivankatrump) le

Cet article, publié à l'origine sur le Huffington Post US, a été traduit par Maëlle Gouret pour Fast for Word.

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