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04/01/2017 10:46 EST | Actualisé 05/01/2018 00:12 EST

Venezuela: une figure de l'opposition appelle au dialogue avec l'exécutif

L'ex-candidat présidentiel et figure de l'opposition au Venezuela Manuel Rosales, récemment libéré, a estimé nécessaire mercredi de nouer "des accords minimaux" avec le gouvernement socialiste pour sortir le pays de sa crise politique et économique.

"Si nous voulons redresser le Venezuela, il faut en établir les conditions et (négocier) des accords minimaux, faire des concessions, céder et conquérir des espaces dans les deux camps", a déclaré M. Rosales face à un tribunal de Caracas, accompagné de plusieurs autres opposants.

L'ancien candidat de 64 ans avait été arrêté le 15 octobre 2015 à son retour au Venezuela, après avoir passé six ans en exil au Pérou.

Libéré - il purgeait sa peine à domicile - à la veille du Nouvel an, tout comme six autres opposants incarcérés, il a l'interdiction de quitter le pays et doit se présenter tous les quinze jours devant la justice.

La coalition de la Table pour l'unité démocratique (MUD, centre droit, opposition), majoritaire au Parlement, a gelé en décembre son dialogue avec le gouvernement, entamé sous les auspices du Vatican, mais est appelée à revenir à la table des négociations le 13 janvier, une question qui fait débat au sein de l'opposition.

Interrogé à ce sujet, M. Rosales n'a pas souhaité se prononcer: "C'est une question que vont définir les acteurs de ce processus. Ce dont je suis sûr, c'est que dans la discussion, les accords minimaux sont fondamentaux", a-t-il dit.

Dirigeant du parti Un nouveau temps - partisan du dialogue -, Manuel Rosales s'est dit confiant que l'opposition, malgré ses divisions entre modérés et radicaux, obtiendra un changement de gouvernement "à la première opportunité électorale" qui se présentera.

Inculpé pour enrichissement illicite quand il était gouverneur de l'Etat de Zulia (2000-2008), il a assuré mercredi que sa libération confirmait qu'il s'agissait d'accusations fausses.

Manuel Rosales s'était présenté à la présidentielle de 2006 contre Hugo Chavez, le prédécesseur de l'actuel président vénézuélien Nicolas Maduro.

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