NOUVELLES
04/01/2017 12:13 EST | Actualisé 05/01/2018 00:12 EST

Trump s'est entretenu avec le nouveau patron de l'ONU Guterres

Donald Trump s'est entretenu mercredi par téléphone avec le nouveau secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, auquel le prochain président américain entend demander des réformes profondes de l'organisation.

L'entretien s'est déroulé à l'initiative de M. Guterres, qui au lendemain de son entrée en fonction a voulu se présenter au président-élu, a précisé le porte-parole adjoint de l'ONU, Farhan Haq.

"Il ont eu un conversation très positive sur les relations entre les Etats-Unis et l'ONU", a affirmé M.Haq.

"Le secrétaire général s'est dit impatient de travailler avec le président après son entrée en fonction", a-t-il ajouté.

L'entretien a été confirmé par le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer, qui a noté que l'homme d'affaires poussera pour des réformes au sein de l'ONU, sans détailler le contenu de la conversation entre les deux hommes.

L'administration Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier, travaillera "pour s'assurer que les Etats-Unis, qui (contribuent) à une grande partie du budget de l'ONU, demandent des réformes et des changements afin que notre argent public soit utilisé de manière efficace".

L'ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres a succédé le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon à la tête de l'ONU.

Il a prévenu mardi lors de sa prise de fonction que l'organisation devait faire face à "des temps très difficiles", et a demandé le soutien nécessaire pour la rendre plus apte à résoudre les conflits.

M. Trump avait brocardé l'ONU la semaine passée dans un tweet, la présentant comme un "club pour se rencontrer, discuter et prendre du bon temps".

"Quand voyez-vous l'ONU résoudre des problèmes? Ils ne le font pas. Ils causent des problèmes", avait-il lancé à des journalistes dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Donald Trump avait aussi vertement critiqué la résolution du Conseil de sécurité du 23 décembre dernier, appelant à l'arrêt des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens et sur laquelle le président Obama n'avait pas posé son veto.

"Les choses seront différentes après le 20 janvier à l'ONU", avait écrit Donald Trump sur son compte Twitter après le vote du Conseil de sécurité.

pmh/kal/bdx