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03/01/2017 12:12 EST | Actualisé 03/01/2017 12:13 EST

Le «gros rhume» de la reine Élisabeth II a fait tomber les tabloïds anglais dans la paranoïa

Les récentes absences de la souveraine ne sont pas passées inaperçues au Royaume-Uni, où la presse se perd en conjectures.

"God save the Queen". Depuis l'annulation de sa venue à l'église de Sandrigham le 25 décembre 2016, l'état de santé de la reine Élisabeth II est au cœur des préoccupations des Anglais. Et en dépit des déclarations officielles qui se veulent rassurantes, les inquiétudes demeurent, exacerbées par la presse.

À 90 ans - dont 65 passés à la tête du Royaume-Uni - Élisabeth II détient le record britannique du règne le plus long. Un règne certes symbolique (puisqu'elle n'intervient quasiment jamais dans la politique du pays) mais qui lui confère une place à part dans le cœur des Britanniques.

Alors le 25 décembre 2016, lorsque le palais a annoncé que, pour la première fois depuis près de 30 ans, la reine manquerait la traditionnelle messe de Noël pour cause de "gros rhume", la presse anglaise a retenu son souffle.

Un (bref) vent de panique a également soufflé le 30 décembre, lorsqu'un faux compte de la BBC a annoncé le décès de la souveraine, heureusement vite démenti.

Mais les nouvelles ne se sont pas améliorées pour autant. Le 1er janvier 2017, Élisabeth II a également brillé par son absence lors du culte de la nouvelle année. "La Reine ne se sent pas encore prête à se rendre à l'église parce qu'elle se remet encore d'un gros rhume", a indiqué le palais royal dans un communiqué, précisant que Sa Majesté devrait "lever le pied" en abandonnant désormais le patronage de 25 organisations et associations de bienfaisance à d'autres membres de sa famille.

La frénésie des médias britanniques

Le 1er janvier, la princesse Anne, fille de la reine Elizabeth II, a tenté de rassurer la population, en indiquant à la BBC que sa mère se sentait "mieux". Mais ses efforts sont restés vains, comme en témoignent les Unes des magazines britanniques de ces derniers jours. "Remettez-vous vite m'dame", titrait ainsi le Daily Mail du 2 janvier.

Sur la toile, de nombreux articles sur la succession de la reine, ou encore l'organisation de ses funérailles ont également été publiés. Le Daily Express s'est notamment interrogé sur une possible abdication d'Élisabeth II au profit de son fils Charles, déjà proche des 70 ans.

Ce mardi 3 janvier, c'est le site The Herald, qui, reprenant les déclarations de la princesse Anne, publiait un article intitulé "Ne paniquez pas, c'est juste un rhume. Mais que se passe-t-il quand la Reine meurt?". De son côté, le Daily Express franchissait un cap supplémentaire en titrant "Que se passe-t-il quand la Reine meurt? Des funérailles d'Élisabeth au couronnement de Charles".

Et de détailler l'organisation des funérailles royales - de l'exposition du corps dans le hall de Westminster à la date de l'enterrement, 12 jours après la mort - ainsi que la cérémonie de couronnement du prince.

Cette frénésie médiatique autour de la famille royale est loin d'être inhabituelle pour les médias (et en particulier la presse à scandale) britanniques. On se rappelle notamment de la mort de la très populaire princesse Diana dans un accident de voiture à Paris et qui avait donné lieu à toutes sortes de rumeurs et théories complotistes, largement relayées par la presse. Plus récemment, en novembre 2016 et après plusieurs années "d'accalmie", Kensington Palace était à nouveau monté au créneau, après le déferlement médiatique autour de Meghan Markle, dernière petite amie en date du prince Harry.

De là à enterrer la Reine, il n'y a qu'un pas que les Anglais ne franchiront à aucun prix. Mais cette inquiétude - proche de la paranoïa - en dit long sur l'attachement des Britanniques à leur souveraine, et également sur l'étrange relation qu'entretiennent les médias avec la famille royale.

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