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03/01/2017 05:50 EST | Actualisé 04/01/2018 00:12 EST

Roumanie: le gouvernement social-démocrate de Sorin Grindeanu dévoilé

Le chef des sociaux-démocrates roumains a dévoilé mardi la liste du gouvernement dirigé par Sorin Grindeanu et formé de 26 ministres, dont huit femmes et plusieurs nouvelles têtes qui n'ont jamais occupé de fonctions exécutives.

"C'est un gouvernement jeune, investi des espoirs des Roumains, une équipe qui va bien fonctionner et qui jouit de ma confiance", a déclaré Liviu Dragnea dirigeant du PSD qui a remporté les législatives du 11 décembre.

"Mes collègues et moi-même (...) sommes ici pour gérer le pays, pas pour faire de la politique", a déclaré M. Grindeanu, 43 ans, chargé par le chef de l'Etat Klaus Iohannis de former le gouvernement, après plusieurs semaines d'incertitude.

Sur les 26 ministres, 22 sont issus du PSD et quatre de son petit allié libéral, Alde.

Sevil Shhaideh, initialement proposée par les sociaux-démocrates comme Premier ministre mais refusée par M. Iohannis en raison de possibles liens entre son mari syrien et le président Bachar-al-Assad, a notamment été nommée vice-Premier ministre, chargée du Développement et des Fonds européens.

Sept autres femmes détiendront des portefeuilles, dont ceux de l'Intérieur --une première en Roumanie--, de la Santé et du Travail.

Les Finances sont confiées à Viorel Stefan, un économiste peu connu de ses compatriotes. Le portefeuille de la Justice, un domaine surveillé de près par Bruxelles, ira au député Florin Iordache, remarqué pour des initiatives visant à mettre les élus à l'abri de possibles accusations de conflits d'intérêt ou de corruption. Ces projets ont finalement été bloqués.

Teodor Melescanu, 75 ans, qui a déjà dirigé la diplomatie roumaine entre 1992 et 1996, revient à la tête des Affaires étrangères.

M. Grindeanu devrait demander mercredi le vote d'investiture du parlement, où la coalition PSD-Alde dispose d'une solide majorité de 250 députés sur 465.

Son gouvernement succèdera à l'équipe dirigée par l'ancien commissaire européen Dacian Ciolos, un exécutif de techniciens mis en place après un dramatique incendie dans une discothèque de Bucarest, en octobre 2015, qui avait provoqué la chute du précédent gouvernement social-démocrate.

Dans ce pays pauvre de l'UE, le programme du PSD prévoit hausses des salaires et des retraites, primes de vacances pour les fonctionnaires, transport ferroviaire gratuit pour les étudiants, baisses des contributions sociales et suppressions de taxes.

mr/smk/rap