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03/01/2017 05:39 EST | Actualisé 04/01/2018 00:12 EST

Libye: le maréchal Haftar affirme que Moscou veut combattre l'embargo sur les armes

Le maréchal libyen Khalifa Haftar a affirmé mardi dans un entretien que la Russie était prête à agir pour mettre un terme à l'embargo sur les armes contre la Libye afin d'en livrer à ses forces.

Interrogé par le quotidien italien Il Corriere della sera, le chef militaire libyen a assuré que le gouvernement russe lui avait promis son aide militaire, lors d'un séjour récent à Moscou, mais une fois seulement que l'embargo sur les armes imposé par l'ONU serait levé.

Toutefois, assure-t-il, le président russe Vladimir "Poutine agira de telle sorte qu'il soit levé".

Le maréchal Haftar se dit également ouvert au dialogue avec le gouvernement d'union nationale, basé à Tripoli, qu'il ne reconnaît toujours pas. Il estime toutefois difficile de parler "politique" dans les circonstances actuelles.

Dirigé par Fayez al-Sarraj, le gouvernement d'union nationale (GNA) devait remplacer les deux "gouvernements" qui se disputaient le pouvoir en Libye depuis près de deux ans, l'un basé dans l'Est et l'autre à Tripoli, mais il n'est pas parvenu à asseoir son autorité.

M. Sarraj n'a pu, jusqu'à ce jour, obtenir la confiance du Parlement libyen siégeant à Tobrouk (est).

"Nous sommes en guerre, les questions de sécurité ont la priorité. Ce n'est pas le moment opportun pour la politique. Nous devons nous battre pour sauver notre pays des islamistes extrémistes", explique le maréchal Haftar.

"J'ai commencé à parler avec Serraj il y a deux ans et demi. Sans résultat concret. Une fois que les extrémistes auront été vaincus nous pourrons commencer à parler de démocratie et d'élections. Mais pas maintenant", ajoute-t-il.

Le maréchal Haftar, démentant des informations de presse faisant état d'une rencontre prochaine avec M. Sarraj, précise que sa dernière rencontre avec le chef du GNA remonte à janvier 2016.

"Je n'ai rien personnellement contre Serraj. Ce n'est pas lui le problème, ce sont ceux qui l'entourent", assure encore le chef militaire libyen.

Et, ajoute-t-il, "s'il veut vraiment se battre pour ramener la paix dans le pays, il devrait prendre les armes et nous rejoindre. Il sera toujours le bienvenu".

L'ONU a imposé un embargo sur les livraisons d'armes à la Libye depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 et le chaos qui a suivi mais il a été maintes fois violé.

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