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03/01/2017 08:17 EST | Actualisé 04/01/2018 00:12 EST

Equateur : début de la campagne pour succéder au président Correa

La campagne présidentielle a débuté mardi en Equateur, où huit candidats sont en lice pour succéder en février à l'actuel chef de l'Etat socialiste Rafael Correa, en poste depuis 2007 et qui ne se représente pas.

M. Correa, économiste de 53 ans au pouvoir depuis janvier 2007 et détient le record de longévité au pouvoir dans ce pays notoirement instable, ne se présente pas à un quatrième mandat pour raisons familiales. Entre 1996 et 2007, les Equatoriens ont vu défiler sept chefs de l'Etat renversés par des coups d'Etat, destitutions ou révoltes populaires.

L'Alliance Pays (AP), le parti au pouvoir, a enchaîné ces dernières années les succès électoraux, y compris l'adoption d'une nouvelle Constitution en vigueur depuis 2008, mais a essuyé un cuisant revers lors des municipales de 2014 avec la perte de villes importantes comme Quito et Cuenca.

Au cours de l'élection présidentielle du 19 février, les Equatoriens sont également appelés à désigner le vice-président, les cinq représentants au Parlement andin (Bolivie, Chili, Equateur, Colombie et Pérou) et les 137 représentants à la chambre des députés.

Le candidat d'AP, Lenin Moreno, est le grand favori des sondages, avec 29 à 36% d'intentions de vote, selon les derniers sondages. A 63 ans, il a été vice-président de M. Correa de 2007 à 2013. Paraplégique, M. Moreno se déplace en fauteuil roulant.

Derrière Lenin Moreno, figurent l'ancien banquier Guillermo Lasso (du parti Créer des opportunités, droite), avec 18 à 22% d'intentions de vote, l'ancienne députée de gauche Cynthia Viteri, du Parti social chrétien (11 à 19%), et le général à la retraite et ancien maire de Quito de centre gauche, Paco Moncayo (7 à 15%).

Les autres candidats sont l'ex-footballeur Dalo Bucaram, fils de l'ancien président destitué Abdala Bucaram, l'ex-procureur général Washington Pesantez, Patricio Zuquilanda qui a été ministre des Affaires étrangères et Ivan Espinel, le plus jeune de tous, un médecin de 33 ans.

Mme Viteri avait déjà été candidate en 2006, et M. Lasso avait, lui, été battu par Rafael Correa en 2013. Ils sont les représentants des principaux partis d'opposition à l'actuel chef de l'Etat.

Pour l'emporter au premier tour, M. Moreno devra réunir au moins 40% des voix, avec un avantage de dix points sur le candidat suivant. Dans le cas contraire, un second tour est prévu le 2 avril. En 2013, Rafael Correa avait été élu avec 57% contre 23% à M. Lasso.

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