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02/01/2017 02:29 EST | Actualisé 02/01/2017 02:32 EST

Selon Donald Trump, pour lutter contre le piratage, il suffit d'envoyer des lettres par coursier

Le président américain avait déjà dit quelques jours plus tôt que les ordinateurs avaient compliqué notre vie.

Voilà qui devrait faire plaisir à la NSA. Alors qu'il s'apprêtait à réveillonner en Floride, le 31 décembre, Donald Trump a été interrogé par des journalistes sur les piratages russes supposés lors de l'élection présidentielle et sur ses plans en matière de cybersécurité, rapporte le Washington Post. La réponse du nouveau président était radicale: pour lui, "aucun ordinateur n'est sûr" et "un piratage est quelque chose de très difficile à prouver".

Et de conclure: "si vous voulez vraiment envoyer quelque chose sans être détecté, écrivez-le et envoyez-le par coursier". Une solution drastique qui semble difficilement envisageable dans le monde ultra-connecté dans lequel nous vivons et qui a bien évidemment été rapidement moquée sur les réseaux sociaux:

Si, comme le rappelle TheNextWeb, il est quasiment impossible d'assurer à 100% la sécurité d'un ordinateur connecté à internet, les échanges papier ne sont pas non plus entièrement sûrs: cela implique plus d'intermédiaires, ou encore la possibilité de perte du courrier par le coursier. À l'inverse, il est possible d'utiliser des techniques de chiffrement et de vérification pour se protéger au maximum des piratages, tout en gardant l'avantage gigantesque de communications quasiment instantanées partout dans le monde.

Trump n'aime pas les ordinateurs

Mais cette déclaration n'est pas une simple blague. En 2007 déjà, Donald Trump affirmait ne pas utiliser de courriels. Mercredi 28 décembre, le président Trump allait même plus loin dans sa critique du numérique:

Je pense que nous devrions reprendre le cours de nos vies. Je pense que les ordinateurs ont énormément compliqué nos vies. Personne ne sait exactement ce qu'il se passe dans cet Âge des ordinateurs.Donald Trump

Des propos qu'il tenait alors qu'il était, encore une fois, interrogé sur les sanctions prévues par l'administration Obama à destination de la Russie, suite aux accusations de piratage visant à perturber l'élection présidentielle. Donald Trump a plusieurs fois nié l'implication du Kremlin dans l'élection, alors que plusieurs sénateurs républicains ont demandé à ce que de nouvelles sanctions soient mises en place contre la Russie.

Le 31 décembre, il a également promis des révélations sur cette affaire, affirmant que le piratage pouvait provenir de "n'importe qui" et qu'il "connaissait des choses que d'autres personnes ne connaissent pas". Donald Trump a assuré qu'il en dirait plus le 2 ou le 3 janvier.

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