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30/12/2016 11:35 EST | Actualisé 31/12/2017 00:12 EST

2016, une année de début et de développement pour le secteur minier

La première mine de diamants du Québec a débuté sa production il y a quelques mois au nord de Chibougamau, mais le prix du métal précieux s'avère décevant. Pendant ce temps, les minières Arianne Phosphate et BlackRock en sont encore à faire leurs études et à chercher du financement. Quelles conclusions à tirer? À quelles retombées s'attendre? Bilan d'une année relativement calme dans le secteur minier.

Un texte de Gilles Munger

Stornoway

C'est en juillet 2016 que Stornoway a commencé à produire ses premiers diamants à 350 kilomètres au nord de Chibougamau, dans les monts Otish. L'entreprise a retiré une partie des premiers diamants qu'elle voulait vendre en novembre parce que les prix étaient décevants.

Le professeur et directeur du Centre d'études sur les ressources minérales de l'UQAC (CERM), Réal Daigneault, estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean obtient certaines retombées.

« Bien sûr, la région de Chibougamau, qui est plus près de ce gisement-là, bénéficie davantage des retombées économiques associées à l'ouverture de cette mine », explique-t-il.

Arianne Phosphate

Chez Arianne Phosphate, le projet d'une mine d'apatite a peu bougé en 2016. Depuis que la minière a obtenu les autorisations environnementales il y a un an, le phosphate a perdu le quart de sa valeur dans un marché très concurrentiel. L'entreprise attend aussi qu'Ottawa accorde les autorisations nécessaires pour construire un quai à Sainte-Rose-du-Nord.

« Tant que tous les éléments de la chaîne ne sont pas établis, je peux comprendre que les investisseurs vont avoir une certaine retenue », admet Réal Daigneault.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Carl Côté, ajoute pour sa part qu'il y a trop de chemin à parcourir pour envisager une mise en production en 2017. « Il y a des études environnementales, des études d'ingénierie, des études de sol, des études de marché qui peuvent se faire. Ça fait quand même travailler des gens de la région. »

BlackRock

C'est actuellement le projet d'une mine de BlackRock près de Chibougamau qui fait rêver dans la région. L'entreprise doit toutefois poursuivre ses études d'impact environnemental en 2017 pour ouvrir la mine et construire une usine de transformation à Saguenay l'année suivante.

« De viser la transformation, ça rend le projet déjà beaucoup plus attrayant, c'est beaucoup plus d'impact économique, également », précise Réal Daigneault.

Carl Côté renchérit : « Si on fait une usine de transformation, on vient de donner une valeur ajoutée qui peut permettre d'avoir un projet beaucoup plus structurant. »

Niobec

Niobec est la seule mine actuellement en exploitation au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, ne croit pas que des investissements significatifs soient annoncés en 2017.

L'entreprise poursuivra l'agrandissement de son site de résidus et la contestation de son évaluation foncière en 2017. Lorsqu'elle a fait l'acquisition de Niobec au printemps 2015, Magris Resources a mis fin au projet de 1,6 milliard de dollars pour agrandir la mine elle-même.