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28/12/2016 10:31 EST | Actualisé 29/12/2017 00:12 EST

Le chef de la diplomatie française salue le discours "courageux" de Kerry

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a salué un discours "courageux" du secrétaire d'Etat américain John Kerry qui a défendu mercredi "la solution des deux États, Israël et la Palestine".

"Je salue le discours clair, courageux et engagé de John Kerry en faveur de la paix au Proche-Orient et de la solution des deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité", a déclaré le chef de la diplomatie française dans un communiqué.

"La France partage la conviction du secrétaire d'État américain de la nécessité et de l'urgence de mettre en oeuvre cette solution des deux États", a-t-il ajouté.

Mercredi John Kerry a estimé que la solution à deux Etats était la "seule voie possible" pour la paix entre Israéliens et Palestiniens et la démocratie dans l'État hébreu, mais qu'elle était "en grave danger".

"C'est parce qu'elle constate elle aussi l'érosion de cette solution que la France a pris l'initiative d'accueillir en juin une première conférence internationale et qu'elle recevra à nouveau ses partenaires à Paris, le 15 janvier prochain", a souligné M. Ayrault.

Cette conférence du 15 janvier doit rassembler quelque 70 pays, mais pas les Israéliens ni les Palestiniens, et a pour but de réitérer le soutien de la communauté internationale à une solution sur la base de deux États.

Des responsables israéliens craignent qu'elle ne soit utilisée pour prendre des mesures supplémentaires contre l'Etat hébreu.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, ultranationaliste réputé pour ses propos populistes, a appelé les juifs de France à s'installer en Israël, la "seule réponse à ce complot" qu'est, selon lui, la conférence de Paris.

Quelques minutes seulement après le discours de M. Kerry, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part dénoncé des propos "biaisés contre Israël", en accusant M. Kerry d'être "obsédé" par la question des colonies israéliennes.

jg/fjb