POLITIQUE
24/12/2016 07:23 EST | Actualisé 24/12/2016 07:27 EST

Code de vie d'Hérouxville: 10 ans plus tard, André Drouin persiste et signe (VIDÉO)

L’un des co-auteurs du controversé code de vie du petit village d’Hérouxville en Mauricie affirme qu’il ne changerait rien à ce qu’il a fait il y a dix ans, d’autant plus que depuis, les choses n’ont guère évolué au pays en matière d’intégration des immigrants, selon lui.

C’était en janvier 2007. André Drouin avait co-rédigé avec l’un de ses collègues du conseil municipal de l’époque le code de vie toujours en vigueur dans la petite municipalité. Il s’agit d’une sorte de recueil des règles de conduite à observer et destiné aux immigrants désireux de s’établir dans le village. Il précise par exemple qu’à Hérouxville, hommes et femmes peuvent se baigner ensemble dans une piscine publique.

Le code de vie visait à freiner les accommodements consentis à certaines communautés d’immigrants pour faciliter leurs pratiques religieuses. Devant l'idée que d’autres municipalités suivent l’exemple d’Hérouxville, le gouvernement libéral avait institué la commission Bouchard-Taylor chargée de le conseiller sur les mesures à adopter en matière d’accommodements.

En effectuant un retour sur ces événements pour Le Huffington Post Québec, M. Drouin affirme ne pas avoir de regrets et soutient toujours que «le multiculturalisme, c'est une idéologie qui ne fait aucun sens».

Il a aussi des mots très durs à l’endroit du premier ministre de l’époque, Jean Charest. «Le tabar***, il va se souvenir de moi», aurait lancé M. Drouin à l'époque, avant d'aller chercher le soutien de d'autres maires de sa région.

M. Drouin déplore encore le laxisme des gouvernements fédéraux et provinciaux des dix dernières années, soulignant que le code de vie d'Hérouxville a mené à la commission Bouchard-Taylor, mais que la commission, elle n'aura mené à rien.

Voyez l'entrevue qu'il a accordée au Huffington Post Québec dans la vidéo au-dessus de cet article.

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