NOUVELLES
21/12/2016 08:46 EST | Actualisé 22/12/2017 00:12 EST

Ukraine: Moscou "regrette" les nouvelles sanctions américaines "vouées à l'échec"

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré mercredi "regretter" l'adoption par le Trésor américain de nouvelles sanctions contre Moscou, liées au conflit en Ukraine et ciblant des entrepreneurs et banquiers russes ainsi que des entreprises de transport.

"Nous regrettons la décision des autorités américaines d'élargir une nouvelle fois les sanctions antirusses dans le contexte des événements en Ukraine", a déclaré la porte-parole du ministère, Maria Zakharova, dans un communiqué.

"Au lieu de se mettre au fond à coordonner les efforts dans la lutte (...) contre le terrorisme et l'extrémisme, la Maison Blanche cherche toujours à nous +punir+ de manière douloureuse", a-t-elle dénoncé.

Le président Vladimir Poutine a déploré lui aussi, cité par les agences russes, que les sanctions "désunissent les Etats et les empêchent d'unir leurs efforts dans la lutte contre le mal commun -- le terrorisme", lors d'une réunion avec les responsables du parlement.

Ces tentatives de pressions sur Moscou "n'ont pas d'avenir et sont vouées à l'échec", a assuré pour sa part Mme Zakharova, en précisant que la Russie allait "naturellement" prendre des "mesures de rétorsion".

Sept individus, dont plusieurs cadres de la banque Rossia, connue pour être la banque du premier cercle du pouvoir russe, ou de ses filiales ABR Management et Sobinbank sont visés par ces nouvelles sanctions annoncées mardi par le Trésor américain.

Elles visent aussi quatre entreprises de bâtiment ou de transport ferroviaire et maritime intervenant dans la péninsule de Crimée annexée par la Russie en mars 2014. Deux navires ont également été déclarés "propriétés bloquées".

L'annonce a fait suite à la prolongation des sanctions contre la Russie décidée lundi par l'Union européenne.

Un conflit armé entre Kiev et les rebelles prorusses de l'est de l'Ukraine a fait plus de 9.600 morts depuis son déclenchement en avril 2014. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, des affrontements meurtriers ont régulièrement lieu le long de la ligne de front.

Les Occidentaux accusent la Russie d'armer les séparatistes prorusses, ce que Moscou dément.

mp/glr