POLITIQUE
21/12/2016 01:22 EST | Actualisé 21/12/2016 01:27 EST

PCC: un chef bilingue, «une question de respect» selon Gérard Deltell (VIDÉO)

OTTAWA – À moins d’un mois du débat en français, qui se tiendra à Québec, le député Gérard Deltell sert un avertissement aux aspirants chefs du Parti conservateur du Canada : maîtrisez les deux langues officielles au plus vite.

« C’est une question de respect pour la réalité canadienne. Ça fait 50 ans que notre pays est un pays bilingue. Donc, tous les gens qui aspirent à devenir premier ministre aujourd’hui sont d’une génération d’un pays bilingue », a-t-il déclaré, dans une entrevue de fin d’année avec Le Huffington Post Québec.

Le député de Louis-Saint-Laurent a fait ces commentaires quelques jours après que l’homme d’affaires Kevin O’Leary a déclaré qu’il allait « essayer » de parler français avant la prochaine élection fédérale, s’il est élu chef de l’opposition officielle.

Du même souffle, le potentiel candidat a minimisé l’importance de maîtriser la langue de Molière, puisque les jeunes Québécois sont presque tous bilingues, dit-il.

« M. O’Leary, comme tous les aspirants au leadership, doit comprendre qu’on ne peut pas devenir premier ministre du Canada si on ne respecte pas le quart de la population qui parle français. Et ce n’est pas parce que moi, je me comprends assez bien en anglais que je n’aimerais pas me faire parler en français », réplique Deltell.

Après un débat bilingue tenu à Moncton, au début du mois, les nombreux candidats s’affronteront dans une joute oratoire à Québec – uniquement en français – le 17 janvier 2017.

Parmi eux, quelques-uns sont parfaitement bilingues. D’autres se débrouillent plutôt bien dans les deux langues officielles. Mais certains parviennent difficilement à se faire comprendre en français. Le prochain débat sera donc déterminant pour ceux et celles qui souhaitent succéder à Stephen Harper et Rona Ambrose.

« S’ils avaient l’aspiration de devenir le chef d’un État bilingue… ils doivent être bilingues », conclut Deltell.