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21/12/2016 10:20 EST | Actualisé 22/12/2017 00:12 EST

Mediaset: Berlusconi en appelle à "l'Italianité"

Silvio Berlusconi a appelé mercredi les actionnaires de Mediaset, cible d'une offensive qu'il juge "hostile" du Français Vivendi, à défendre "l'italianité" du groupe en accordant à sa famille 51% des droits de vote.

"Je ne peux pas imaginer que Mediaset ne soit plus dirigée par ma famille. J'ai fait beaucoup de choses (dans ma vie), mais une dans laquelle je me suis le plus investi est la télévision. Mediaset était la première télévision commerciale en Europe", a-t-il affirmé à Rome.

"Nous nous trouvons dans la situation absurde qui est de ne pas pouvoir faire d'acquisitions, parce que la loi italienne nous impose de ne pouvoir acheter que 5% d'actions chaque année", a-t-il dit.

"Les Français ont eu beau jeu d'acquérir 29% et nous nous sommes bloqués à 40%. Pour arriver à 51% des droits de vote, j'espère que les actionnaires détenant 20% des actions restantes nous amèneront leurs droits de vote pour défendre l'italianité de Mediaset", a encore souligné l'ancien chef du gouvernement italien.

Le groupe de médias français Vivendi a annoncé mardi détenir désormais 25,75% du capital et 26,77% des droits de vote du groupe de télévision italien.

Le groupe de Vincent Bolloré a indiqué qu'il comptait augmenter sa participation dans Mediaset "dans la limite de 30% du capital et des droits de vote".

Via sa holding Fininvest, la famille Berlusconi a qualifié cette manoeuvre d'"hostile" et a saisi la justice italienne de même que le gendarme boursier italien, la Consob. Il accuse Vivendi de "manipulation de marché" et d'"abus d'informations privilégiées".

Fininvest s'est aussi lancé, en riposte, dans l'achat de titres pour monter à 38,266% du capital et 39,775% en termes de droits de vote de Mediaset, mais ne peut plus aller au-delà avant avril.

cco/ib