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21/12/2016 05:12 EST | Actualisé 22/12/2017 00:12 EST

Les organisateurs des JO 2020 révèlent les estimations totales des coûts

TOKYO — Le comité organisateur de Tokyo 2020 a estimé que les coûts totaux pour accueillir les Jeux olympiques d'été se chiffreront entre 1,6 et 1,8 trillion de yens, soit de 17 à 20 milliards $ CAN.

Ces estimations officielles, dévoilées mercredi, étaient légèrement moins élevées que le plafond de 22,75 milliards $ promis.

Les coûts d'opérations devraient compter pour environ la moitié de ce budget.

Le vice-président du Comité international olympique (CIO) John Coates avait critiqué le plafond de 22,75 milliards $, qu'il jugeait trop élevé. Il avait déclaré ne pas avoir consenti à ce plafond et s'attendre à ce que davantage d'économies soient faites.

Coates, par vidéoconférence d'Australie, s'est joint au président du comité organisateur Yoshiro Mori, à la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike, ainsi qu'au ministre des Olympiques Tamayo Marukawa pour l'annonce de mercredi.

Les coûts d'organisation des ces JO n'ont cessé d'augmenter tandis que le Japon est toujours à se reconstruire à la suite du tremblement de terre et du tsunami de 2011, année où Tokyo a lancé sa candidature. Elle a obtenu les Jeux en 2013.

Un comité du gouvernement municipal de Tokyo avait averti que les coûts pourraient excéder les 40 milliards $ — quatre fois les estimations initiales — sans coupes drastiques. La gouverneure Koike a mené la charge dans ce dossier, proposant de revoir trois sites de compétitions très coûteux.

Koike a finalement accepté de conserver les trois sites — pour l'aviron et le canoë-kayak, la natation et le volleyball — aux endroits planifiés à Tokyo plutôt que de les déplacer à l'extérieur de la capitale. Elle tente toujours de trouver des façons de réduire les coûts.

Le CIO subit beaucoup de pression afin que les coûts d'organisations des Jeux soient réduits pour encourager plus de villes à se porter candidates. Les 51 milliards $ US (68 milliards $ CAN) des Jeux de Sotchi, en 2014, ont fait en sorte que plusieurs villes ont retiré leur candidature en vue des Jeux d'hiver de 2022 et d'été de 2024. Le CIO encourage les villes à utiliser un maximum de sites déjà existants ou des installations temporaires.