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21/12/2016 17:01 EST | Actualisé 22/12/2017 00:12 EST

Le Conseil de sécurité de l'ONU votera jeudi sur les colonies israéliennes (diplomates)

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter jeudi sur un projet de résolution proposé par l'Egypte et réclamant qu'Israël cesse ses activités de colonisation dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, ont affirmé mercredi des diplomates.

Une résolution similaire s'était heurtée au veto des Etats-Unis en 2011 et la probabilité que la proposition égyptienne aboutisse est incertaine.

Le vote à New York est prévu à 15H00 (20H00 GMT) jeudi.

Les Nations unies considèrent cette colonisation comme illégale au regard du droit international et ont appelé à plusieurs reprises Israël à y mettre fin. Malgré cela, des responsables onusiens ont constaté une augmentation des constructions en territoires palestiniens ces derniers mois.

Le projet de résolution exhorte l'Etat hébreux à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est".

Ces colonisations sont considérées comme un frein majeur au processus de paix israélo-palestinien, les constructions étant effectuées sur des terres sur lesquelles les Palestiniens envisagent l'Etat auquel ils aspirent.

Selon le projet de résolution égyptien, les colonies "mettent gravement en péril la viabilité de la solution à deux Etats", qui ferait coexister Israël avec un Etat palestinien.

Mettre fin à la colonisation est "essentiel pour sauver la solution à deux Etats", affirme le projet de résolution, qui appelle à prendre des mesures "immédiatement pour renverser la tendance négative sur le terrain".

Dans la foulée de l'élection de Donald Trump en novembre aux Etats-Unis, Israël a relancé un projet de construction de 500 logements pour des colons juifs à Jérusalem-Est.

Les diplomates aux Nations unies spéculent depuis plusieurs semaines sur un possible changement d'orientation de l'administration du président sortant Barack Obama. Ils se demandent notamment si, à quelque jours de son départ de la Maison Blanche, les Etats-Unis pourraient ne pas mettre leur veto à un tel projet de résolution.

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